Le prix de l’essence, en Côte d’Ivoire, a subit une véritable hausse ce 1er avril , provoquant une inquiétude majeure chez la population.
60 francs CFA d’un coup (soit un peu plus de 9 cenitmes d’euro – ndlr), c’est l’augmentation prise, ce 1er avril, à Abidjan, par le litre de super qui passe à 695 francs (1,06 euros – ndlr). C’est la conséquence de la hausse du prix du baril. En Côte d’Ivoire, c’est l’État qui fixe le prix des carburants, chaque début de mois et, cette fois-ci, il n’a pas pu retenir plus longtemps les répercussions de l’envolée des cours du pétrole.
Ce mois-ci, l’augmentation du litre de super est conséquente dans un contexte où les prix de tous les produits de consommations augmentent.
« De 20 000, je reviens à 10 000 parce qu’il faut gérer le portefeuille. Il faut que le gouvernement revoie ça pour nous. C’est un très gros budget. Qu’on pense un peu à la population. On sait qu’ils font des efforts mais qu’ils fassent encore plus d’efforts pour nous. La viande est déjà chère sur le marché, le panier de la ménagère est insupportable, voilà… » a déclaré un automobiliste venu faire mettre quelques litres d’essence dans son réservoir.
Pour un livreur à moto qui passe à la pompe très régulièrement, pour lui, pas question de répercuter la hausse du super sur le prix de sa course, sous peine de perdre des clients.« Ça a trop augmenté, ça ne nous arrange pas. C’est trop, c’est trop ! On ne peut pas augmenter le prix de la course, c’est toujours le même prix, c’est un tarif qu’on a fixé. Si ça augmente encore, j’ai d’autres motos quelque part, là-bas… je suis au travail. »
Le prix du gazole, en revanche, est resté inchangé. Le gouvernement a choisi de maintenir le litre à 615 francs (0,94 euros – ndlr). Coût de la mesure: 64 milliards de francs CFA pour ce seul mois d’avril – soit près de 98 millions d’euros !
Maintenir un tarif du gazole plus bas permet, selon le ministère du Pétrole, de ne pas pénaliser le transport routier. Les camions mais aussi la plupart des taxis, des taxis collectifs ou des gbakas roulent, en effet, au gazole.
Joseph Kouamé