Droit du sol et du sang : que dit l’Histoire de France sur l’attribution de la nationalité française ?

La question de l’attribution de la nationalité française, notamment à travers le droit du sol – qui n’existe, intégralement ou partiellement, que dans 32 pays à travers le monde -, est régulièrement débattue, tout particulièrement en cette période électorale

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Nicolas Sarkozy demande la confusion de ses deux peines définitives

Le tribunal correctionnel de Paris examine ce lundi 23 février la demande de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy visant à obtenir la « confusion » de ses deux peines définitives prononcées dans les affaires Bygmalion et Bismuth. L’audience, non publique, se tient en chambre du conseil.

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États-Unis d’Amérique : la mort accidentelle de Peter Greene, une trajectoire d’acteur de caractère interrompue

La disparition de Peter Greene, décédé en décembre 2025 à New York des suites d’une blessure par balle classée accidentelle par le médecin légiste, met fin au parcours d’un acteur emblématique du cinéma états-unien des années 1990.

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Connu pour ses rôles marquants dans Pulp Fiction et The Mask, Peter Greene incarnait une génération d’acteurs de caractère dont la présence structurait les récits sans accéder au statut de vedette. Sa disparition invite à examiner autant son héritage artistique que le fonctionnement du système hollywoodien.

Les autorités new-yorkaises ont confirmé que Peter Greene est décédé à la suite d’une blessure par balle qualifiée d’accidentelle. À ce stade, aucune implication criminelle n’a été signalée. La communication officielle s’est limitée aux éléments médicaux, sans indication de circonstances conflictuelles.

Peter Greene s’était imposé dans les années 1990 comme un visage récurrent du cinéma états-unien. Dans Pulp Fiction, réalisé par Quentin Tarantino, il interprète Zed, personnage secondaire mais central dans l’une des séquences les plus troublantes du film. Son apparition, brève, contribue à la tension dramatique et à la réputation du long-métrage.

La même année, dans The Mask, face à Jim Carrey, il incarne Dorian Tyrell, antagoniste violent inscrit dans une esthétique urbaine stylisée. Sa filmographie comprend également des apparitions dans The Usual Suspects et Training Day, confirmant sa place au sein d’un cinéma explorant les zones d’ombre de la société états-unienne.

Bien qu’il n’ait jamais occupé le sommet de l’affiche, Greene faisait partie de ces interprètes dont la présence confère crédibilité et densité aux œuvres.

La trajectoire de Peter Greene illustre le rôle déterminant des acteurs de caractère dans l’économie narrative hollywoodienne. Les années 1990 constituent une période charnière pour le cinéma des États-Unis d’Amérique. L’essor du cinéma indépendant, porté par une nouvelle génération de réalisateurs, favorise des récits plus ambigus, moins manichéens.

Dans ce contexte, les antagonistes cessent d’être de simples figures caricaturales. Ils deviennent des personnages complexes, ancrés dans une violence réaliste et parfois dérangeante. Greene s’inscrit pleinement dans cette évolution esthétique.

Son parcours met également en lumière la hiérarchie du système hollywoodien. L’industrie privilégie les acteurs capables d’assurer la rentabilité commerciale d’un film. Les interprètes secondaires, même reconnus, restent tributaires de rôles ponctuels. Leur notoriété repose sur quelques apparitions marquantes plutôt que sur une exposition continue.

La médiatisation de son décès a d’abord insisté sur la dimension spectaculaire de l’accident. Ce traitement révèle une tendance structurelle : l’événement dramatique prime souvent sur l’évaluation du legs artistique. Pourtant, l’apport culturel d’un acteur se mesure à la trace laissée dans l’imaginaire collectif, non aux circonstances de sa disparition.

La mort accidentelle de Peter Greene intervient dans un pays où la circulation des armes demeure une réalité structurelle, régulièrement au cœur du débat public. Sans établir de lien direct entre son cas individuel et les controverses nationales, l’événement rappelle néanmoins un contexte social singulier propre aux États-Unis d’Amérique.

Au-delà de la question des armes, sa disparition invite surtout à reconsidérer la mémoire du cinéma des années 1990. À mesure que disparaissent les figures secondaires de cette période, c’est toute une constellation artistique qui s’éloigne. La reconnaissance tardive de ces acteurs pose une interrogation plus large : comment préserver la mémoire de ceux qui ont façonné l’esthétique d’une époque sans en être les visages dominants ?

La mort accidentelle de Peter Greene ne se réduit pas à un fait divers. Elle marque la disparition d’un acteur dont la contribution au cinéma états-unien des années 1990 demeure tangible.

Son parcours rappelle que l’histoire du cinéma ne s’écrit pas uniquement à travers les vedettes, mais aussi grâce à ces présences singulières qui donnent aux récits leur profondeur et leur tension.

Celine Dou, pour la Boussole-infos

Venezuela : la présidente par intérim promulgue la loi d’amnistie après un vote unanime du Parlement

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a promulgué une loi d’amnistie adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale du Venezuela. Le texte, voté le 19 février 2026, est présenté par les autorités comme une étape majeure vers l’apaisement politique après une période de fortes tensions institutionnelles.

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Gaza : l’Institut français transformé en lieu d’interrogatoires par le mouvement terroriste Hamas

Un centre culturel déserté au cœur du conflit

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Paris : La Tour Eiffel et plusieurs sites évacués après des alertes à la bombe

En fin d’après-midi, plusieurs institutions emblématiques de la capitale française ont été évacuées après la réception de menaces évoquant la présence d’engins explosifs à différents endroits de Paris. Les autorités ont déclenché des opérations de sécurité pour vérifier ces menaces, qui ont finalement été jugées sans danger.

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Brésil : une école de samba sanctionnée après un hommage à Lula au Carnaval de Rio

Au Brésil, même la fête nationale la plus emblématique peut devenir un terrain institutionnel. Un hommage rendu au président Luiz Inácio Lula da Silva lors du Carnaval de Rio a conduit à une sanction judiciaire. Non pas contre le chef de l’État, mais contre l’école de samba à l’origine du défilé, au nom du respect de la neutralité électorale.

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L’école de samba Acadêmicos de Niterói a été visée par une décision du Tribunal Superior Eleitoral (TSE) après avoir consacré son défilé à Lula. À un an de la présidentielle de 2026, la justice électorale a estimé que certains éléments du spectacle dépassaient le cadre artistique pour entrer dans celui d’une promotion politique irrégulière. Une affaire révélatrice des tensions entre culture populaire et régulation démocratique.

Le Carnaval de Rio n’est pas seulement un événement festif. Il est un miroir social, un espace d’expression identitaire, parfois un lieu de contestation. Depuis des décennies, les écoles de samba mobilisent l’histoire, la mémoire et les figures publiques pour nourrir leurs récits artistiques. Mais dans un contexte électoral sensible, la mise en scène d’un président en exercice ne relève plus uniquement de l’esthétique.

Le défilé de l’Acadêmicos de Niterói a mis à l’honneur Luiz Inácio Lula da Silva à travers des chants, des images et une scénographie perçus par certains acteurs politiques comme un soutien explicite. Pour l’opposition, il s’agissait d’un acte de communication politique anticipée susceptible d’influencer l’opinion publique. Saisi, le Tribunal supérieur électoral a examiné si l’hommage constituait une infraction aux règles encadrant la propagande électorale.

La décision est sans ambiguïté : l’école de samba a été sanctionnée. Le président, lui, ne fait l’objet d’aucune mesure. Le TSE a considéré que certaines dimensions du spectacle excédaient la liberté artistique pour entrer dans le champ de la promotion politique en période pré-électorale. Le fondement juridique repose sur le principe d’équité entre candidats potentiels et sur l’interdiction de toute propagande anticipée.

Cette affaire révèle un déplacement significatif du contrôle institutionnel. La justice électorale brésilienne, déjà centrale dans l’arbitrage des contentieux politiques, étend son regard à des manifestations culturelles dès lors qu’elles interfèrent avec la compétition démocratique. Le message est clair : l’espace public, même festif, ne saurait devenir un vecteur indirect de campagne.

L’épisode illustre également la profondeur des clivages politiques au Brésil. Pour les partisans de Lula, l’hommage relevait d’une tradition carnavalesque consistant à célébrer des figures historiques ou contemporaines. Pour ses opposants, il s’agissait d’un avantage symbolique indu à l’approche d’un scrutin majeur. La divergence d’interprétation souligne la fragilité de l’équilibre entre expression et régulation dans une démocratie polarisée.

Au-delà du cas brésilien, cette sanction pose une question universelle : où commence la propagande lorsqu’une œuvre artistique évoque un dirigeant en exercice ? Les démocraties contemporaines sont confrontées à une hybridation croissante des sphères culturelles et politiques. Les réseaux sociaux amplifient ces interactions, transformant un spectacle local en événement national, voire international. Dans ce contexte, les autorités électorales sont conduites à redéfinir les limites du permissible.

À l’approche de 2026, la décision du Tribunal supérieur électoral s’inscrit dans une volonté plus large de prévenir toute distorsion du jeu démocratique. Elle envoie un signal aux organisateurs d’événements publics : la notoriété d’un chef d’État ne peut être mobilisée sans précaution dans un environnement électoral.

Le Carnaval de Rio demeure un symbole d’unité et de créativité. Mais cette affaire rappelle qu’aucun espace public n’échappe totalement aux exigences de la loi. En sanctionnant l’école de samba et non le président, la justice électorale affirme une ligne de séparation nette : la responsabilité incombe à l’organisateur du message, non à la figure qu’il célèbre.

Ainsi, derrière les plumes et les percussions, c’est une question de principe qui s’est jouée : la démocratie peut-elle tolérer que la célébration culturelle devienne, même involontairement, un instrument d’influence politique ? Le Brésil vient d’apporter une réponse institutionnelle claire. Reste à savoir si elle sera perçue comme une protection nécessaire ou comme une limitation contestable de la liberté artistique.

Celine Dou, pour la Boussole-infos

Côte d’Ivoire : le lanceur d’alerte Jean-Christian Konan incarcéré, une information judiciaire ouverte pour escroquerie et infractions liées à la cybercriminalité

Le placement sous mandat de dépôt de Jean-Christian Konan, figure médiatisée pour ses dénonciations publiques liées à des questions environnementales à Abidjan, ouvre une séquence judiciaire aux implications multiples. L’affaire mêle accusations de droit commun et infractions liées à l’usage des réseaux numériques.

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Interpellé à Abidjan à la mi-février, Jean-Christian Konan a été incarcéré après l’ouverture d’une information judiciaire portant notamment sur des faits présumés d’escroquerie et des infractions relevant de la législation ivoirienne sur la cybercriminalité. Connu pour ses prises de position sur les opérations de remblayage autour de la lagune Ébrié, il se retrouve désormais au centre d’un dossier où s’entrecroisent justice pénale, régulation du numérique et débat public.

Une procédure fondée sur plusieurs chefs d’accusation

Selon les éléments communiqués par le parquet d’Abidjan, plusieurs plaintes ont été déposées contre Jean-Christian Konan, notamment pour des faits qualifiés d’escroquerie, pour un montant évoqué d’environ 80 millions de francs CFA. À ces accusations s’ajoutent des poursuites pour diffusion de fausses informations, diffamation par voie électronique et trouble à l’ordre public, sur le fondement du Code pénal ivoirien et des textes relatifs à la cybercriminalité.

À l’issue de son audition, le juge compétent a décidé de son placement sous mandat de dépôt dans l’attente de la poursuite de l’instruction. À ce stade, aucune décision de condamnation n’a été rendue. La présomption d’innocence demeure un principe applicable à l’ensemble de la procédure.

La défense conteste la matérialité et la qualification des faits, estimant que les poursuites s’inscrivent dans un climat de tensions liées aux dénonciations publiques formulées par l’intéressé.

Les dénonciations autour de la lagune Ébrié

Jean-Christian Konan s’était fait connaître ces derniers mois par des publications sur les réseaux sociaux et des interventions médiatiques mettant en cause certaines opérations de remblayage autour de la lagune Ébrié, vaste écosystème lagunaire qui borde Abidjan et joue un rôle majeur dans l’équilibre environnemental et l’activité économique locale.

Les transformations urbaines rapides de la capitale économique ivoirienne s’accompagnent de projets immobiliers et d’infrastructures d’envergure. Ces dynamiques alimentent un débat récurrent sur la préservation des zones humides, la gestion du littoral lagunaire et la transparence des autorisations administratives.

Les autorités contestent les accusations jugées infondées ou exagérées. Les soutiens du lanceur d’alerte estiment, à l’inverse, que ses prises de parole relèvent du droit d’informer et de questionner l’action publique.

La régulation du numérique en toile de fond

Au-delà des faits individuels, l’affaire s’inscrit dans un contexte plus large de régulation de l’espace numérique. Comme dans de nombreux États, la Côte d’Ivoire a renforcé son cadre juridique afin de lutter contre la diffusion de fausses informations, les atteintes à la réputation et les troubles à l’ordre public en ligne.

L’équilibre entre protection de l’ordre public et garantie de la liberté d’expression constitue un enjeu central. En France, au sein de l’Union européenne ou encore aux États-Unis d’Amérique, les législateurs sont confrontés à des problématiques similaires : comment encadrer les usages numériques sans restreindre de manière disproportionnée la critique légitime ou l’alerte d’intérêt général ?

Dans le cas présent, la pluralité des chefs d’accusation mêlant des infractions financières présumées et des délits liés à la communication publique complexifie la lecture du dossier. L’instruction devra établir avec précision la nature des faits reprochés et leur éventuelle articulation.

Un test pour la crédibilité institutionnelle

La gestion judiciaire de cette affaire sera observée de près. Elle engage la crédibilité des institutions ivoiriennes, à la fois dans leur capacité à sanctionner d’éventuelles infractions et à préserver les garanties fondamentales du procès équitable.

Dans une démocratie en consolidation, la confiance dans la justice repose sur la transparence des procédures, la clarté des qualifications pénales et la proportionnalité des mesures prises. L’issue de l’instruction permettra de déterminer si les accusations relèvent strictement du droit commun ou si elles s’inscrivent dans un contentieux plus large lié aux prises de position publiques du mis en cause.

L’incarcération de Jean-Christian Konan ouvre une phase judiciaire dont les développements seront déterminants. Entre allégations d’escroquerie, poursuites liées à la cybercriminalité et controverse environnementale, l’affaire concentre plusieurs lignes de tension contemporaines.

L’enjeu, désormais, est celui de la démonstration factuelle et juridique. Seule l’instruction permettra d’établir les responsabilités éventuelles et de clarifier la portée de cette affaire pour la vie publique ivoirienne.

Celine Dou, pour la Boussole-infos

Tensions États-Unis – Iran : l’Allemagne retire des troupes d’Irak, Téhéran menace les bases américaines

Une « mesure de précaution » face à un climat régional explosif

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La Corée du Nord ouvre un congrès politique majeur : Kim Jong-un met l’accent sur l’économie, la défense et la diplomatie

La Corée du Nord a officiellement ouvert, le 19 février 2026, le 9ᵉ congrès du Parti des travailleurs de Corée (WPK), le rassemblement politique le plus important du pays, qui a lieu environ tous les cinq ans pour fixer les grandes orientations nationales pour la période à venir. L’événement se tient à la Maison de la Culture du 25 avril à Pyongyang, en présence d’environ 5 000 délégués et observateurs venus de tout le pays.

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Le chef de l’exécutif martiniquais Serge Letchimy condamné à 18 mois de prison avec sursis pour concussion

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné jeudi le président de la collectivité territoriale de Martinique (CTM) Serge Letchimy à 18 mois de prison avec sursis pour concussion, tout en relaxant l’actuel maire de Fort-de-France, Didier Laguerre, dans le même procès.(Source : AFP).

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