Droit du sol et du sang : que dit l’Histoire de France sur l’attribution de la nationalité française ?

La question de l’attribution de la nationalité française, notamment à travers le droit du sol – qui n’existe, intégralement ou partiellement, que dans 32 pays à travers le monde -, est régulièrement débattue, tout particulièrement en cette période électorale

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Syrie : Damas confirme des évasions massives au camp d’Al-Hol, ex-bastion des familles de l’EI

Les autorités syriennes ont confirmé l’existence d’évasions massives survenues en janvier 2026 dans le camp d’Al-Hol, situé dans le nord-est du pays. Ce site, longtemps considéré comme le plus grand camp au monde pour les familles de membres du groupe État islamique, accueillait principalement des femmes et des enfants liés à l’organisation djihadiste.

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Colombie : saisie à Bogota d’explosifs appartenant à une guérilla, en amont des élections

Les autorités colombiennes ont perquisitionné mercredi à Bogota une cache de la guérilla de l’ELN, destinée à la fabrication d’explosifs pouvant conduire selon elles à des « actions terroristes » lors des élections de cette année.

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France – Assassinat politique de Quentin Deranque : François Ruffin assure qu’il « remettrait sa démission » s’il était dans la situation de Raphaël Arnault, 81 % des Français souhaitent la démission de Raphaël Arnault

La mort tragique du militant identitaire Quentin Deranque, lynché le 12 février à Lyon, a plongé le député du Vaucluse Raphaël Arnault dans une crise majeure. Déjà fiché “S”, c’est-à-dire répertorié comme dangereux pour la sécurité de l’État français, Arnault avait été présenté aux législatives anticipées de 2025 par Jean‑Luc Mélenchon, malgré ce signalement des services de renseignement. La controverse ne fait que s’amplifier à mesure que la justice avance sur l’affaire, et que l’opinion publique se prononce massivement en faveur de sa démission.

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Le Sénégal prend des mesures strictes contre l’homosexualité

Au Sénégal, le débat autour du renforcement de la législation sur l’homosexualité s’inscrit dans un contexte plus large de souveraineté juridique et de préservation des valeurs socioculturelles. Le gouvernement a récemment transmis à l’Assemblée nationale du Sénégal un projet de loi visant à durcir les sanctions déjà prévues par le code pénal.

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Tensions Iran – États-Unis : Tensions Iran – EUA : les États-Unis accusent l’Iran d’avancer caché dans son développement nucléaire,dans le même temps douze avions de combat américains F-22 Raptor atterrissent en Israël

Washington accuse Téhéran d’« avancer caché » sur le nucléaire

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Italie : une femme allemande sans domicile fixe tuée à Florence, un ressortissant marocain suspecté

Une affaire criminelle choquante secoue la région de Florence en Italie après la découverte du corps décapité d’une femme étrangère. Les autorités italiennes ont depuis identifié un homme de nationalité marocaine comme principal suspect dans cette affaire.

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France : cinq personnes mises en examen au sein d’associations soupçonnées d’avoir financé le Hamas, organisation terroriste

Une enquête antiterroriste d’ampleur

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Afghanistan : la police de la vertu contrôle barbes et coupes de cheveux

À Kaboul et dans plusieurs provinces afghanes, la police de la vertu impose désormais des normes strictes sur l’apparence masculine. Les barbiers et les hommes doivent se conformer à des règles sur la longueur des barbes et des cheveux, sous peine de sanctions.

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Depuis le retour des Taliban au pouvoir, le Ministère pour la Propagation de la Vertu et la Prévention du Vice renforce le contrôle social, jusque dans les détails de l’apparence personnelle. Les nouvelles mesures touchent hommes et barbiers, et illustrent la manière dont le régime exerce son autorité sur la vie quotidienne des citoyens.

Les règles récemment appliquées par la police de la vertu imposent aux hommes de faire pousser leur barbe au‑delà d’une certaine longueur et d’éviter des coupes de cheveux jugées « non conformes ». Les barbiers qui pratiquent des tailles jugées inadéquates risquent détentions et sanctions, certains ayant été retenus plusieurs jours par les autorités.

Dans la province de Khost, des fonctionnaires civils ont également été interrogés ou licenciés pour ne pas respecter les normes capillaires établies par le régime. Cette politique ne se limite pas aux lieux publics : elle s’étend aux institutions et montre l’importance que les Taliban accordent à l’obéissance et à la conformité visible dans tous les aspects de la vie sociale.

Selon les rapports de l’ONU et de plusieurs médias internationaux, la surveillance capillaire s’inscrit dans un ensemble plus large de restrictions, comprenant l’obligation de respecter la prière, le port de vêtements conformes et des limitations strictes sur la liberté des femmes. Les interventions de la police de la vertu affectent directement la vie professionnelle et sociale des citoyens ordinaires, tout en s’inscrivant dans une stratégie de régulation étendue.

La fixation sur l’apparence, comme la longueur de la barbe ou la coupe des cheveux, dépasse la simple dimension esthétique. Elle constitue un outil de contrôle social et politique. En rendant visibles les signes d’obéissance aux normes du régime, le pouvoir affirme son autorité et impose une discipline collective.

Cette politique crée un climat de peur et de vigilance. Les citoyens et les barbiers doivent surveiller en permanence leur comportement pour éviter sanctions et détentions, ce qui limite leur liberté individuelle et leur autonomie professionnelle. Pour les jeunes hommes, en particulier, ce contrôle peut renforcer le sentiment d’insécurité et de vulnérabilité.

D’un point de vue international, ces mesures illustrent une tension entre souveraineté nationale et respect des droits fondamentaux. L’ingérence dans l’apparence personnelle et la régulation des comportements quotidiens soulignent le contrôle étendu exercé par le régime sur la population, avec des implications directes sur la liberté individuelle et la dignité humaine.

Au‑delà de l’Afghanistan, ce phénomène soulève des questions sur les limites de l’intervention de l’État dans la vie privée et sur la manière dont des régimes peuvent utiliser des normes culturelles ou religieuses pour renforcer leur contrôle social. L’exemple afghan montre comment des aspects apparemment mineurs, comme barbe ou coupe de cheveux, deviennent des instruments de discipline politique et de régulation de la société.

La situation invite également à réfléchir sur les conséquences à long terme pour les jeunes générations et la cohésion sociale. Dans un pays marqué par des décennies de conflit, la normalisation de la surveillance et du contrôle des comportements peut avoir des effets durables sur la culture, les relations interpersonnelles et la perception de l’autorité.

La mise en application de normes strictes sur la barbe et les cheveux en Afghanistan n’est pas un simple détail de la vie quotidienne. Elle révèle la manière dont la police de la vertu devient un instrument de contrôle social et politique, affectant la liberté individuelle, la vie professionnelle et les comportements quotidiens. Ce phénomène illustre les défis contemporains auxquels la société afghane est confrontée, entre obéissance aux normes religieuses, autorité étatique et protection des droits fondamentaux.

Celine Dou, pour la Boussole-infos

Suède : le durcissement des règles sur l’immigration touche de plus en plus les jeunes

À Stockholm comme dans les villes périphériques, de nombreux jeunes d’origine immigrée se retrouvent confrontés à une réalité jusque-là inimaginable. Ceux qui ont grandi presque toute leur vie dans le pays doivent désormais prouver individuellement leur droit de séjour, au risque d’être séparés de leurs familles.

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Le durcissement des politiques migratoires mené par la coalition de droite soutenue par les Sweden Democrats modifie profondément la vie des jeunes et des familles immigrées. Les mesures, présentées comme un contrôle nécessaire des flux et une responsabilisation des bénéficiaires d’aides sociales, posent des questions sur la cohésion sociale, les droits fondamentaux et la place des jeunes dans la société suédoise.

Depuis 2022, la Suède a introduit une série de réformes visant à durcir l’accès aux permis de séjour, à la citoyenneté et aux prestations sociales. Les jeunes adultes ayant obtenu des permis temporaires se trouvent particulièrement exposés. Passé 18 ans, ils doivent désormais démontrer un « besoin de dépendance exceptionnelle » pour rester auprès de leur famille, un critère subjectif qui crée une forte incertitude juridique.

Les règles touchent également l’accès à la citoyenneté et aux prestations sociales. Les nouveaux critères imposent la maîtrise de la langue, la connaissance du fonctionnement de la société et un comportement exemplaire. Pour percevoir certaines allocations, il faudra justifier d’au moins cinq ans de résidence et, dans certains cas, d’une participation active au marché du travail. Ces mesures, officiellement destinées à réduire la dépendance aux aides et à responsabiliser les bénéficiaires, ont des effets concrets sur le quotidien de jeunes qui se considèrent pleinement suédois.

Ces réformes ne peuvent être interprétées uniquement comme des ajustements administratifs. Elles révèlent une logique politique plus large : la coalition de droite entend restaurer « l’ordre » dans le système d’asile, réduire les flux migratoires et asseoir sa crédibilité auprès d’un électorat préoccupé par l’immigration. Mais cette approche entre en tension avec les obligations internationales de la Suède, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant et la Convention européenne des droits de l’homme, qui protègent la vie familiale et l’intérêt supérieur des mineurs.

Sur le plan social, le durcissement accentue la précarité de jeunes adultes qui ont grandi dans le pays, générant un sentiment d’injustice et de fragilisation. La mesure risque de creuser des fractures dans certains quartiers et de mettre à l’épreuve la cohésion sociale. Comparée à d’autres pays européens, la Suède illustre un paradoxe : un modèle d’intégration historique confronté à une stratégie de contrôle migratoire stricte, qui soulève des dilemmes éthiques et juridiques.

L’exemple suédois pose des questions plus larges sur les politiques migratoires en Europe et leur impact sur les jeunes générations. Jusqu’où un État peut-il durcir ses règles tout en respectant l’intégrité familiale et les droits des enfants ? Comment concilier souveraineté nationale et obligations internationales ? La Suède, historiquement perçue comme un modèle d’intégration, pourrait devenir un terrain d’étude sur les limites et conséquences du durcissement migratoire pour la jeunesse immigrée. Ces questions résonnent au-delà de ses frontières, à l’heure où de nombreux pays européens cherchent un équilibre entre contrôle des flux et cohésion sociale.

Le durcissement des règles sur l’immigration en Suède affecte profondément des jeunes qui ont grandi dans le pays et leurs familles. Si l’objectif affiché est de réguler les flux et d’encourager l’autonomie financière, les conséquences révèlent une tension entre contrôle migratoire, protection des droits fondamentaux et cohésion sociale. La Suède offre ainsi un exemple saisissant des défis contemporains auxquels les sociétés européennes sont confrontées face à l’immigration et à la jeunesse.

Celine Dou, pour la Boussole-infos

Taklamakan : la lutte contre la désertification transforme un désert chinois en absorbeur de CO₂

Au nord-ouest de la Chine, le désert du Taklamakan, célèbre pour ses dunes infinies et son climat extrême, connaît une transformation inattendue. Des plantations massives d’arbres et d’arbustes ont commencé à fixer le dioxyde de carbone, faisant de certaines zones de la périphérie du désert un puits de carbone localement significatif.

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Ce succès apparent n’est pas seulement environnemental. Il illustre la manière dont Pékin utilise la gestion du territoire et l’écologie comme outils stratégiques, dans un contexte où le contrôle de l’eau, la lutte contre la désertification et l’image internationale se mêlent étroitement.

Depuis la fin des années 1970, la Chine déploie le programme de la Grande Muraille Verte, une initiative gigantesque destinée à freiner l’avancée des déserts du nord et de l’ouest du pays. Le Taklamakan, vaste de près de 330 000 kilomètres carrés, constituait l’un des défis les plus ardus. Les autorités y ont planté des arbres capables de résister à la sécheresse et au sable mouvant, établissant des ceintures végétales autour des zones les plus vulnérables. Progressivement, la couverture verte s’est étendue, modifiant non seulement l’écologie locale mais aussi le bilan carbone de la région.

Les analyses scientifiques combinant données satellitaires et observations au sol montrent que la photosynthèse des plantations capture désormais davantage de CO₂ qu’elle n’en libère, un phénomène rare dans des régions aussi arides. Les sols stabilisés par les racines limitent l’érosion éolienne, réduisant la fréquence et l’intensité des tempêtes de sable. Pour les chercheurs, ces observations constituent un signe tangible que l’intervention humaine peut, dans des conditions bien choisies, inverser certains effets de la désertification.

Pour autant, le projet ne se limite pas à une dimension écologique. La Chine y voit aussi une opportunité de renforcer sa stratégie climatique et son image internationale. Dans un monde où les engagements de neutralité carbone et la lutte contre le changement climatique sont surveillés de près, ces plantations servent de démonstration de capacité technique et de volonté politique. L’afforestation du Taklamakan s’inscrit donc dans une logique qui dépasse le seul cadre national : elle témoigne de la manière dont la Chine articule politique intérieure, sécurité environnementale et soft power international.

Le projet soulève cependant des défis durables. L’approvisionnement en eau, déjà limité dans cette région, reste la principale contrainte à long terme. Les plantations monoculturales, bien qu’efficaces pour la stabilisation des sols, présentent des risques pour la biodiversité et la résilience écologique. Les spécialistes avertissent que l’entretien et l’adaptation constante à un climat changeant seront déterminants pour que ces puits de carbone perdurent.

L’exemple du Taklamakan invite également à une réflexion plus large. Il illustre que les initiatives locales peuvent avoir un impact mesurable sur le climat, mais qu’elles nécessitent des compromis et une coordination minutieuse avec les dimensions sociales, hydriques et géopolitiques. La transformation du désert montre que la frontière entre écologie et stratégie devient de plus en plus poreuse, et que les projets de ce type sont autant des instruments de gestion du territoire que des leviers de positionnement international.

Le Taklamakan est devenu plus qu’un désert : il est un laboratoire de la relation entre nature, technologie et pouvoir. Les plantations massives y démontrent que l’intervention humaine peut infléchir le bilan écologique d’une région extrême, tout en posant des questions sur les limites et la durabilité de telles stratégies. Pour la Chine, ce succès apparent consolide une image de leadership environnemental, mais il rappelle aussi que chaque arbre planté dans ces sables mouvants s’inscrit dans un équilibre fragile entre climat, ressources et ambitions géopolitiques.

Celine Dou, pour la Boussole-infos

Site d'information généraliste international indépendant