Bruce Willis a tout donné pour la réalisation de ses films malgré maladie.
Atteint d’aphasie, l’acteur américain Bruce de 67 ans, Bruce Willis, s’est accroché jusqu’au bout en camouflant sa maladie et donner le meilleur de lui même lors des derniers tournage, soutenu par sa famille et les producteurs.
Bruce Willis, 67 ans a mis dernièrement fin à sa carrière , après que sa famille ai révélé qu’il venait d’être diagnostiqué aphasique. Des collègues qui ont récemment tourné avec Bruce Willis expliquent que l’acteur a tenté, jusqu’au bout, de continuer à jouer, même si son comportement avait beaucoup changé en raison de son aphasie, qui entraîne des troubles de la parole.
Dans le journal « The Sun », le cascadeur qui assure ses doublures depuis 17 ans a reconnu qu’il a vu son état progressivement se détériorer ces derniers temps. « Parfois, quand vous lui parliez, son esprit semblait vagabonder, on croyait que c’était juste passager, mais on ne pouvait s’empêcher de se demander s’il n’y avait pas quelque chose de plus profond », a ainsi confié Stuart F. Wilson au quotidien britannique. Selon lui, les signes inquiétants n’ont cessé de se multiplier ces derniers mois. « De toute évidence, à un moment donné, nous savions qu’il se passait autre chose. On s’en rendait compte parce qu’il faisait des examens pour différentes choses, mais à l’époque, on ne savait pas exactement ce qu’il avait », a poursuivi la doublure de l’acteur, qui a encore travaillé à ses côtés en décembre dernier. « Quand vous êtes si proche, vous voyez les changements, a-t-il poursuivi. La majeure partie de l’équipe avait le sentiment qu’il allait faire une pause. »
« Tout le monde savait », a indiqué de son côté une source proche du métier à « Page Six », le supplément « people » du « New York Post ». Selon le média, l’acteur a rencontré pas mal de difficultés l’an dernier lors des tournages de films d’action de série B qui permettaient à Bruce Willis de gagner rapidement de l’argent pour de courtes apparitions. « Il avait des problèmes cognitifs, tout le monde le savait, les acteurs comme l’équipe. La famille intervenait pour qu’on prenne soin de lui. » Toujours selon cet informateur, les producteurs avaient systématiquement recours à des oreillettes, pour qu’il répète ses répliques au mot près, ainsi qu’à des doublures. « Pas seulement pour les séquences d’action, mais pour maximiser son temps d’écran. »
Selon le « Los Angeles Times », l’acteur ne signait plus que des contrats de tournage pour deux jours, avec seulement quatre heures de présence sur les plateaux et une équipe spécialement dédiée pour l’épauler. Certains réalisateurs, conscients du problème, coupaient ses dialogues au minimum, en évitant les monologues. Quant aux scènes impliquant des coups de feu chorégraphiés, elles étaient toutes filmées avec une doublure, pour éviter tout dérapage.
Même avec ces mesures, l’acteur était très souvent désorienté, comme le raconte un technicien dans le journal californien : « Quelqu’un lui donnait une ligne de dialogue et il ne comprenait pas ce que ça signifiait. Il était juste une marionnette. » Un sentiment partagé par la coordinatrice de production de « White Elephant », l’un des derniers films de Bruce Willis : « Il avait l’air tellement perdu, explique Terri Martin. Il disait : “Je vais faire de mon mieux.” Et il faisait de son mieux. J’ai la plus grande admiration et le plus grand respect pour son travail, mais il était temps pour lui de prendre sa retraite… »
À l’annonce du diagnostique, plusieurs réalisateurs ont tenu à saluer son courage. À l’image de M. Night Shyamalan, qui l’a fait tourner dans « Sixième sens » : « Tout mon soutien et mon respect à mon grand frère, a-t-il partagé sur Twitter. Il sera toujours le héros de ce poster accroché sur mon mur quand j’étais enfant. » De son côté, le producteur Randall Emmett, qui a travaillé avec l’acteur sur une vingtaine de films, a rendu hommage à sa combativité : « Je l’admire pour le courage dont il fait preuve dans sa lutte contre cette maladie incroyablement difficile… ».
Maxime Kouadio