Nicolas Angelich, célèbre pianiste étas-unien qui a grandi en France, est mort ce lundi 18 avril, à l’âge de 51 ans.
Le pianiste états-unien Nicholas Angelich, qui excellait autant dans le répertoire romantique que contemporain, est mort lundi à l’âge de 51 ans, des suites d’une maladie respiratoire, a annoncé son agent, provoquant une pluie d’hommages dans le monde de la musique classique. « Américain de naissance, mais installé à Paris, Nicholas souffrait d’une maladie respiratoire », a indiqué dans un communiqué l’agence artistique Jacques Thelen, en soulignant que Nicholas Angelich ne s’était plus produit sur scène depuis juin 2021.
Angelich était un grand interprète des œuvres pour piano de Beethoven, Brahms et Liszt, mais aussi des compositeurs du XXe siècle, parmi lesquels Messiaen, Stockhausen, Boulez ou Bruno Mantovani. Il s’était produit avec de nombreux orchestres internationaux prestigieux, sous la direction de grands chefs, comme Charles Dutoit, sir Colin Davis, Kurt Masur ou Myung-whun Chung.
Sur disque, il avait notamment enregistré l’intégrale des Années de pèlerinage, de Liszt. Sa dernière parution date de septembre 2018, un enregistrement des concertos 4 & 5 de Beethoven avec l’Insula Orchestra et la cheffe d’orchestre Laurence Equilbey.
Aux Victoires de la musique classique, Nicholas Angelich avait reçu la Victoire du soliste instrumental de l’année en 2013 et en 2019. Né aux Etats-Unis en 1970, il avait donné son premier concert à 7 ans. Il s’est installé à Paris à l’âge de treize ans pour entrer au Conservatoire National Supérieur de Paris et suivre surtout l’enseignement d’Aldo Ciccolini (« un grand maître », disait-il), puis de tant d’autres professeurs. Nicholas Angelich était un musicien reconnu et respecté universellement.
Dans la décennie 2000, Nicholas Angelich a consacré de nombreux disques à l’un de ses compositeurs de référence, Brahms : depuis les Concertos pour piano, no 1 et no 2, aux Variations Paganini, en passant par les Trios et Quatuors pour piano et cordes avec Renaud et Gautier Capuçon, complices de toujours et les Sonates pour violon et piano, avec Renaud Capuçon seul.
Ce week-end de Pâques aura été marqué par les décès coup sur coup de deux grands noms du piano, Nicholas Angelich et Radu Lupu, ainsi que du compositeur Harrison Birtwistle.
Maxime Kouadio