Benjamin Ledig, l’influenceur qui s’est fait connaître sur TikTok pour avoir twerké dans une église et créé la polémique, aurait été victime d’une agression, juste après sa condamnation par la justice.
Alors que Benjamin Ledig vient d’être condamné par la justice pour « préjudice moral » à verser 2 500 euros de réparation et 2 000 euros de frais de justice suite à sa vidéo en train twerker dans une église, l’influenceur semble avoir été agressé par deux inconnus dans la rue. L’altercation a été filmée par un témoin de la scène et la vidéo circule sur les réseaux depuis ce matin.
Dans une vidéo, on aperçoit celui qui semble être Benjamin Ledig : il se fait attraper par deux individus et jeter à terre, puis rouer de coups de pied. Le jeune homme, qui enchaîne les scandales, vient donc d’être victime d’une agression, après avoir été condamné par la justice pour « préjudice moral ».. Son twerk en crop top dans une église avait en effet offusqué la « communauté chrétienne ».
Répétition de scandales pour le tiktokeur.
Menacé, harcelé, insulté, il semblerait que le jeune Benjamin Ledig a dû aussi faire face à la violence physique. Après avoir twerké dans une église, le jeune homme a surfé sur son buzz dans une série de vidéos, faisant le tour des plateaux télé. Il pousse sa mère à bout et la fait pleurer, annonce la sortie d’un livre… Et s’en prend en fait à plusieurs religions, le judaïsme et l’islam n’étant pas épargnés dans d’autres vidéos TikTok.
Après la polémique de sa danse provocatrice dans l’église, Benjamin Ledig s’était expliqué à plusieurs reprises dans l’émission TPMP sur son geste mais sans s’excuser et en assumant son acte avant de récidiver avec une danse sur une sourate du Coran. Le Tiktokeur avait notamment affirmé dénoncer l’homophobie de l’église mais en refusant de regretter d’avoir fait ce twerk dans un lieu de culte. Cyril Hanouna avait d’ailleurs mis en garde le jeune homme face à son « comportement irrespectueux » avant d’annoncer ne plus l’inviter dans son émission suite à ses dernières polémiques – décision qui ne surprend pas de la part d’un homme bien dans le politiquement correct 2.0, qui sacralise les croyances religieuses, ce qui est tout à l’inverse de ce que ‘l’ esprit des lumières », portées par Voltaire, Rousseau, Dalembert, Montaigne et quelques autres vrais penseurs, a donné comme base de liberté de conscience et liberté individuelle, qui n’existent jamais dans les sociétés théocratiques (où la religion fait état de droit – ndlr).
La justice s’est déjà chargée de son cas : Benjamin Ledig a été condamné par une ordonnance de référé du 22 avril par le Tribunal judiciaire de Paris à verser 2 500 euros de réparation et 2 000 euros de frais de justice, pour cause de « préjudice moral » à l’encontre du curé de la paroisse où a twerké l’influenceur en crop top, portant ainsi « atteinte à l’affectation culturelle du lieu ». Le curé à la tête de cette procédure regrette les « nombreuses menaces et insultes » subies par le condamné. Il assume cependant sa démarche devant sa persistance « à laisser ces vidéos en ligne, son refus de dialogue et de conciliation qui ont été plusieurs fois proposés ».
Le jeune homme a ainsi été puni par les tribunaux, mais cela n’a visiblement pas suffi pour deux individus, qui ont décidé de « rendre justice » eux-mêmes par la force. Sur la vidéo qui circule actuellement sur la Toile, on voit un jeune homme, supposément Benjamin Ledig, se faire jeter au sol et rouer de coups de pied.
Une façon honteuse de « rendre justice » qui devrait encore faire débat concernant les actes du jeune homme, et ce à juste titre, non seulement du fait que la France est un Etat laïque, et que, donc, le blasphème n’existe pas et que chacun est totalement libre de ses opinions – et pas seulement le fait d’avoir une opinion, une « croyance religieuse » -, mais aussi parce que la vengeance n’est nullement de la Justice, et encore moins lorsqu’elle se fait au nom d’un tiers ou d’une « conviction ».
Certains internautes condamnent ce comportement, mais d’autres s’en réjouissent, estimant que cette violence était méritée – ce qui montre bien le haut degré de régression de notre société, qui redevient bigote – et donc étant, elle, dans la pratique de l’intolérance et de la haine.
Joseph Kouamé & Christian Estevez