Dans une tribune publiée ce mardi 10 mai dans « Le Figaro », Robert Ménard appelle de ses vœux à donner une majorité à Emmanuel Macron aux législatives. Le maire de Béziers et soutien critique de Marine Le Pen brandit la menace d’une percée de la Nouvelle Union Écologique et Sociale portée par Jean-Luc Mélenchon.
Robert Ménard n’en est pas à un énième revirement. Le maire de Béziers (Hérault) et soutien critique de Marine Le Pen a déroulé un argumentaire appelant à voter pour les candidats de la majorité en vue des élections législatives. Dans une tribune publiée dans les colonnes du journal « Le Figaro » ce mardi 10 mai, le cofondateur de Reporters sans frontières (RSF) alerte « d’un danger palpable » et « inédit » derrière la « dynamique de la France Insoumise et de ses alliés ».
« Sous nos yeux, la gauche française est en train de s’unir sous l’égide d’un parti clairement antieuropéen et ouvertement communautariste. Anachronique, dramatique, suicidaire » a écrit l’ancien journaliste. « Choisir la sortie de route avec Mélenchon, c’est-à-dire l’option démagogique dans son aspect le plus délirant », a-t-il encore affirmé. Face à cette menace qu’il décrit comme « urgente », l’élu biterrois appelle « à faire bloc » derrière Emmanuel Macron, et demande aux « sociaux-démocrates, les centristes, les droites, toutes les droites responsables, les élus indépendants attachés à nos libertés » de s’unir en vue du scrutin des 12 et 19 juin prochains.
POSITIONS FLUCTUANTES
Le maire de Béziers n’a, par ailleurs, pas manqué de porter quelques coups à Éric Zemmour et son entourage, les qualifiant de « patriotes de pacotille qui fantasment sur Poutine ou sur Pétain. Cette droite confite de nostalgie est un repoussoir » a-t-il écrit, ajoutant notamment qu’elle est « hors-jeu ». Robert Ménard avait pourtant, dès début janvier, appelé Éric Zemmour et Marine Le Pen à s’unir pour la présidentielle, avant de finalement rétropédaler et se ranger derrière la candidate du Rassemblement National.
Joseph Kouamé