Alors que le club de Bordeaux pensait avoir touché le fond après sa relégation en Ligue 2, il semble creuser encore. Ce mardi 14 juin, la Direction Nationale de Contrôle et de Gestion (DNCG), le « contrôleur financier » a rendu sa décision, et a décidé de rétrograder le club bordelais en National 1 à titre conservatoire.
Mauvaise nouvelle pour les supporters bordelais, ce mardi 14 juin. Les Girondins de Bordeaux, relégués en Ligue 2 sportivement à l’issue de la saison, ont été sanctionnés par la DNCG, le gendarme du football français, d’une rétrogradation administrative en National 1. Le club a annoncé son intention de faire appel, et devra donc se présenter devant une nouvelle audition.
La LFP a rendu publique cette décision après examen financier du club girondin, propriété de l’homme d’affaires Gerard Lopez, par la Direction nationale de contrôle et de gestion.
Décision brutale
Le club a rapidement réagi, prenant acte « avec consternation » de la décision, et annoncé son intention de faire « bien évidemment » appel. « Cette décision brutale – après une audition de près de deux heures qui s’est déroulée dans de bonnes conditions – prive le club de poursuivre la mise en œuvre de la stratégie d’assainissement de sa situation financière », déplorent les Girondins.
« Auditionné le 14 juin par la DNCG, le club a présenté la garantie du réengagement de l’actionnaire majoritaire à hauteur de 10 M€, d’un accord avec les détenteurs de la dette du club ainsi que d’offres de vente de quelques joueurs, dont le montant cumulé dépasse les objectifs fixés par la Commission », assurent les Girondins de Bordeaux.
Bordeaux fait face à des difficultés financières récurrentes et n’a pas su rassurer la DNCG, gendarme financier de la Ligue française. Ces déboires s’ajoutent à une saison sportive catastrophique, terminée à la dernière place de Ligue 1, avec une relégation inédite depuis 1991-92.
La Ligue a également annoncé, mardi, que la DNCG n’avait pris « aucune mesure » à l’encontre du LOSC. Le feu vert a également été donné pour Amiens, Caen et Saint-Etienne en Ligue 2, ainsi que pour le Red Star en National 1. En revanche, le FC Annecy (L2) est lui concerné par un « encadrement de la masse salariale et des indemnités de mutations », selon la Ligue.
Kevin Negalo