Guerre Russie-Ukraine : Le Kremlin suspend les échanges téléphoniques avec Emmanuel Macron et qualifie la France de pays « inamical » … à juste titre!

Les présidents russe, Vladimir Putin, et français, Emmanuel Macron, n’ont pas eu d’entretien téléphonique depuis deux mois. Selon le Kremlin, la France est un pays « inamical » avec lequel des discussions ne sont actuellement pas « nécessaires ».

Dans la seconde partie de notre article, nous présenterons les faits et éléments qui rendent cette décision et la qualification d’inamicale totalement justifiée.

En réponse aux sanctions visant à punir son attaque militaire en Ukraine, la Russie a dressé une liste de « pays hostiles » dont la France, justifiant ainsi la rupture des relations actuelles entre Vladimir Putin et Emmanuel Macron.

Les États-Unis, l’Australie, le Canada, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud, la Norvège, Taïwan et l’ensemble des membres de l’Union européenne composent la liste des pays « inamicaux » dressée par la Russie. On notera que cette liste est strictement identique à celle des pays de l’OTAN et de ses « invités » lors de son sommet des 29 et 30 juin derniers, à Madrid (Espagne).

Les membres de cette liste noire sont soumis à des mesures de rétorsion par Moscou. Et si Emmanuel Macron n’a plus échangé avec Vladimir Putin depuis le 28 mai dernier, ce n’est pas un hasard. Vendredi 5 août, le Kremlin s’est exprimé sur l’absence de communication récente entre les deux dirigeants, alors que se poursuit le conflit ukrainien . Lors d’une conférence donnée à la presse et rapportée par l’AFP, le porte-parole du président russe a estimé que les discussions avec la France n’étaient actuellement pas « nécessaires ».

« Eh bien, tout d’abord, la France est un État inamical au regard des actions qu’elle prend concernant notre pays », a expliqué Dmitri Peskov. « Ils ne s’appellent pas parce qu’ils estiment que le moment n’est pas venu, et qu’actuellement ce n’est simplement pas nécessaire. Si la nécessité se fait sentir, ils peuvent s’appeler dans la minute », a-t-il toutefois tempéré.

Le dernier échange officiel entre les deux hommes remonte au 28 mai, quand les deux dirigeants avaient notamment évoqué au téléphone, avec le chancelier allemand Olaf Scholz, le sort de soldats ukrainiens faits prisonniers par l’armée russe. Auparavant, Emmanuel Macron avait eu des entretiens téléphoniques avec Vladimir Putin début mai, début mars et à cinq reprises en février, en pleine montée des tensions jusqu’à l’offensive du Kremlin en Ukraine, le 24 février. Il s’était aussi rendu en personne à Moscou, le 7 février, pour rencontrer l’hôte du Kremlin.

Ces multiples contacts ont valu des critiques au président français, certains lui reprochant d’avoir maintenu des échanges réguliers avec le chef du Kremlin sans parvenir à empêcher le lancement d’une offensive russe contre l’Ukraine.

Une décision et qualification d' »inamicale totalement justifiée…

Ce qui explique – et justifie même -, très largement la rupture d’échanges entre Vladimir Putin et Emmanuel Macron, c’est cet enregistrement vidéo réalisée par l’équipe du président français pour se faire un « coup de communication » en en mettant 9 minutes dans un pseudo documentaire sur Emmanuel Macron, diffusé sur la seconde chaîne de télévision française « France 2″ (chaîne principale de l’Etat français » – ndlr), datant du 20 février (soit quatre jours avant l’offensive russe en Ukraine). Emmanuel Macron, en « frimeur pour rien », champion de l’incompétence politique mais à l’égo surdimensionné, voulant jouer l’image du « super-chef d’Etat » qui se permet de parler de façon hautaine au président russe, avait donc, pour sa gloire personnelle, dévoilé un échange qui est sensé resté réservé à la limite des services concernés de l’Etat. Comment , à partir de là, un chef d’Etat pourrait-il avoir confiance en Emmanuel Macron et en l’Etat français, pour ce qui est de la confidentialité des échanges au plus haut niveau politique international?

De plus, rien que par les neuf minutes dévoilées au monde entier par le « reportage », démonstration magistrale a été faite de la totale incompétence et/ou de la mauvaise foi du chef de l’Etat français mais – et c’est peut être même bien plus grave -, de ses conseillers, qui sont ceux qui décident, généralement, la politique du pays. Car, au-delà du dossier « accords de Minsk 2 », dont les propos que Macron tient à Putin montrent, au moins, sa totale non connaissance desdits accords, il y a le fait que, lorsque le président Putin dit à Macron que Zelensky a déclaré, la veille, qu’il n’hésiterait pas à s’équiper et utiliser l’arme atomique, Macron reste silencieux car visiblement pas du tout au courant de quoi que ce soit et c’est son conseillé qui, tout en continuant à s’occuper sur son téléphone portable, dis au président français que cette affirmation de Putin est totalement fausse. Or, il s’avère que, en effet, la veille (samedi 19 février 2022), Volodomyr Zelensky, dans son discours à la conférence sur la sécurité, à Munich (Allemagne), avait, en effet, déclaré qu’il n’hésiterait pas à se servir de l’arme nucléaire face à la Russie. Et, lorsque l’on sait que Macron et Zelensky se sont entretenus au téléphone, ce même soir du 19 février – l’échange téléphonique entre Macron et Putin étant déjà prévu pour le lendemain, 20 février, à 11h -, la Russie ne peut que conclure au fait que le président français fait preuve de mauvaise foi et de mauvais volonté pour faire appliquer les accords de Minsk 2, signés en 2014 et seule exigence de la Russie pour retirer ses troupes amassées à la frontière ukrainienne, dans le but de défendre la population russophone du Dombass, d’autant que tous les spécialistes en politiques étaient déjà au courant que l’Ukraine s’apprétait à une offensive de très grande envergure pour « en finir » avec les véléités indépendantistes des russophones de la région du Dombass, raison pour laquelle l’Ukraine avait recommencé à accroître les bombardements sur cette région depuis le 16 février, allant jusqu’à multiplier par 50 le nombres de bombes lâchées sur le Dombass, au 20 février, violant, de fait, plus de 1 500 fois entre le 19 et le 20 février, le cessez-le-feu en vigueur, selon le rapport de l’organisme indépendant OSCE (Observatoire de la Sécurité et la Coopération en Europe)…et avec le soutien logistique des Etats-Unis d’Amérique.

Alors, lorsque l’on ajoute la fourniture d’armes de la part de la France à l’Ukraine, qui sont, non pas défensives, mais bien offensives – ce qui signifie « tuer des russes par proxy » (par l’intermédiaire des ukrainiens) -, on ne peut nullement s’étonner, et encore moins d’indigner, de la décision de la Russie de rompre les échanges avec la France et de la considérer comme « inamicale » (alors qu’elle et, très franchement, cobelligérante et ennemie, « par principe idéologique »).

Le pire, pour la France (comme pour la totalité des pays de cet « OTAN élargi »), c’est qu’elle se prive, d’une part, d’une pays mondiale, d’autre part, de l’évitement d’une récession qui va faire d’elle un pays exsangue, avec une population vivant, pour des années, de plus en plus dans la précarité économique et énergétique, juste pour obéir à son « dieu et maître » qui s’appelle les Etats-Unis d’Amérique. Et le fait qu’Emmanuel Macron soit particulièrement obéissant à l’empire états-unien, du fait qu’il lui doit sa place de président de la France, entre autres grâce au cabinet de conseil MacKinsey (outil de l’impérialisme états-unien connu depuis bien longtemps), qui s’est occupé de lui faire sa campagne « gratuitement » (tout comme ce même cabinet de conseil s’est occupé, deux ans plus tard, de la campagne de Zelensky, qui n’a pas manqué de nommé comme proche conseillé à la présidence, l’un des membres dudit cabinet, une fois élu).

En fait, dans toute cette affaire vis à vis de la Russie, ce sont, une fois de plus, la France et les français qui sont les grands perdants puisqu’il leur faut subir le coût de l’incompétence politique d’Emmanuel Macron, en politique extérieure, produisant de plus de haine et de mépris pour l’Etat français, de la part du reste du monde, comme il l’a encore fait, plus récemment, par sa tournée calamiteuse et insultante en Afrique et envers ce continent et ses habitants. Espérons qu’Emmanuel Macron payera aux français pour tous les dégâts provoqués, dont la perte totale de grandeur diplomatique.

Christian Estevez

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