Lors de son adresse annuelle devant le Congrès sur l’état de l’Union, le président états-unien a promis d’agir si la Chine menaçait Washington.
Joe Biden a affirmé que les États-Unis ne se laisseraient pas intimider par la Chine, tout en disant ne pas rechercher le conflit avec Pékin, après le survol du territoire américain par un « ballon espion » chinois qui a été abattu. « Comme nous l’avons montré la semaine dernière, si la Chine menace notre souveraineté, nous agirons pour protéger notre pays », a prévenu M. Biden devant les deux chambres réunis.
Le président états-unien s’est voulu ferme dans son discours sur l’état de l’Union, soulignant que les États-Unis étaient « dans la position la plus forte depuis des décennies pour concurrencer la Chine ou qui que ce soit d’autre dans le monde ». Il a toutefois essayé de calmer le jeu avec Pékin et s’est dit déterminé « à travailler avec la Chine là où cela peut servir les intérêts états-uniens et être bénéfique au monde entier ». Et d’ajouter : « J’ai clairement exprimé à Xi Jinping que nous recherchons la compétition, pas le conflit ».
Mercredi dernier, Pékin a déclaré qu’elle défendrait ses intérêts, tout en exhortant les États-Unis à ne pas uniquement percevoir les relations bilatérales comme conflictuelles. Le porte-parole de la diplomatie chinoise a ainsi indiqué devant la presse : « Nous défendrons avec fermeté la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement de la Chine » mais nous appelons Washington à « travailler avec nous pour ramener les relations bilatérales sur la voie d’un développement sain et stable ».
Lundi, le gouvernement chinois avait estimé que les États-Unis, en abattant le ballon, avaient « gravement affecté et endommagé » les relations entre les deux pays. Signe des tensions, le Pentagone a révélé que Pékin avait refusé la proposition des Etats-Unis d’Amérique d’un appel téléphonique entre le chef du Pentagone, Lloyd Austin, et son homologue, Wei Fenghe : « Les communications entre nos armées sont particulièrement importantes en des moments comme ceux-là. Hélas, le Parti communiste chinois a décliné notre requête ».
Joseph Kouamé