Les États-Unis d’Amérique abattent un « objet volant » au-dessus de l’Alaska

Le Pentagone a abattu un « objet volant à haute altitude » au-dessus de l’Alaska, a indiqué, ce vendredi 10 février, un porte-parole de la Maison Blanche. Aucune précision n’a encore été apportée sur sa nature ou sa provenance. (Source AFP).

Sur l’ordre de leur président, les États-Unis d’Amérique ont abattu, vendredi 10 février, un « objet volant à haute altitude » au-dessus de l’Alaska, a indiqué un porte-parole de la Maison Blanche.

Cet objet, qui avait « la taille d’une petite voiture » et volait à une altitude d’environ 12 000 mètres, posait « une menace pour la sécurité du trafic aérien », a dit John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, sans donner de détails sur sa nature ou sa provenance. « Nous ne savons pas qui en est le propriétaire, si c’est un État ou une entreprise ou un particulier, nous ne le savons pas. (…) Et pour l’heure, nous ne comprenons pas son usage », a-t-il assuré. Le président Joe Biden a donné l’ordre de le détruire « ce matin », a-t-il dit, et cela a été fait en début d’après-midi (horaire de Washington).

Il a précisé que cet objet était « beaucoup plus petit » que le ballon chinois détruit samedi dernier par les États-Unis – lequel volait par ailleurs à une altitude plus élevée.

L’administration états-unienne a eu connaissance, « hier soir », de la présence de cet objet dont les débris sont tombés sur des eaux gelées au Nord de l’Alaska, près de la frontière canadienne, a encore indiqué John Kirby. Il a affirmé que les États-Unis s’efforceraient de récupérer ces débris. À la différence du ballon chinois, cet objet ne semblait pas avoir de système de propulsion ni de commandes lui permettant de se diriger, a ajouté le porte-parole. John Kirby a enfin indiqué qu’une mission de reconnaissance aérienne menée autour de l’objet avant qu’il ne soit détruit avait établi qu’il n’y avait pas d’occupant à l’intérieur.

Washington avait abattu, samedi 4 février, au large de sa côte Atlantique, un ballon qui avait survolé des sites militaires sensibles et avait été qualifié par Pékin d’aéronef « civil utilisé à des fins de recherches, principalement météorologiques ». Des images capturées par des avions militaires montrent que ce ballon était bien équipé d’outils d’espionnage (ce qui doit resté une affirmation au conditionnel, tant il est facile, à notre époque, de produire des faux impossibles à identifier comme tels). Cet accrochage diplomatique a mené le chef de la diplomatie états-unienne, Antony Blinken à repousser une rare visite en Chine qu’il était sur le point d’effectuer.

Les autorités états-uniennes s’affairent toujours à récolter les débris du ballon dans l’Atlantique, près des côtes de Caroline du Sud, se permettant malgré tout, d’assurer, de façon absolue, que les débris en question sont du matériel d’espionnage, sans même les avoir eu concrètement en main.

Didier Maréchal

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