Un mythe autour de Stonehenge s’écroule grâce à deux scientifiques

Le site de Stonehenge avait-il été utilisé comme calendrier solaire ? Non, selon un duo de scientifiques qui ont publier une étude qui réfutent cette théorie. Le monument mystérieux n’en finit pas de diviser les experts. (Source Çaminteresse.Fr)

La signification de cette ancienne merveille a-t-elle été sur-expliquée ? Les blocs de Stonehenge, situés dans la plaine de Salisbury, dans le Wiltshire, en Angleterre, sont loin d’être un tas de pierres disposées au hasard. La précision avec laquelle ils sont disposés en cercle a longtemps fait penser que le monument était censé être une horloge solaire.

En effet, lorsque l’aube se lève au solstice d’été et que les rayons du soleil se projettent au-dessus de la pierre du talon se trouvant, seule, au Nord-Est du cercle, ils illuminent directement le cœur de Stonehenge. S’il est donc difficile de nier que le monument a été conçu de manière complexe avec le changement de saison à l’esprit, des théories ont été beaucoup plus loin sur ses significations cachées. Stonehenge ferait donc plus que souligner symboliquement la durée changeante des jours : il s’agirait d’un « ordinateur néolithique » capable de chronométrer précisément le temps qui passe. C’est la position de l’archéologue Tim Darvill, de l’Université de Bournemouth, qui a publié, il y a un an, des travaux appuyant sa thèse. Pour lui, Stonehenge est un « calendrier perpétuel », basé sur une année solaire équivalente à 365,25 jours, selon le calendrier égyptien.

Une étude publiée dans « Antiquity » vient cependant contredire cette idée, rapporte ScienceAlert. Le mathématicien Giulio Magli, de l’Université polytechnique de Milan, et l’astronome Juan Antonio Belmonte, de l’Institut d’astrophysique des îles Canaries, en Espagne, ont estimé que la thèse de Tim Darvill était basée sur « une série d’interprétations forcées », de « pseudoscience numérologique » et « d’analogies non étayées avec d’autres cultures ». Le biais de confirmation aurait-il été trop fort ? Selon le duo, il est facile de retrouver des chiffres spécifiques dans les constructions anciennes, « il suffit de regarder assez fort ».

Mis à part les chiffres spécifiques qu’ils n’ont pas pu suivre, ils disent que la structure elle-même n’est pas assez précise pour discerner des changements subtils dans le mouvement quotidien des rayons du soleil. En bref : faire correspondre le lever du soleil d’un jour particulier à telle pierre est une chose, mais imaginer une méthode qui pourrait aider à déterminer un jour de l’année, grâce aux pierres, en est une autre. . De plus, selon les chercheurs, il est possible que, comme la plupart des cultures néolithiques, les architectes de Stonehenge aient suivi un calendrier lunaire et non solaire. La théorie selon laquelle le calendrier aurait été emprunté aux Égyptiens est également difficile à prouver : la première mention d’un tel système de division du temps en Égypte a été retrouvée bien plus tard, environ 2 000 ans après la création de Stonehenge (qui a débuté vers -2 800 avant notre ère. et s’est poursuivie jusqu’à -1 100). Le monument n’a donc pas fini d’être l’objet de fascinantes théories.

Hélène de Branco

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