Le Japon va imposer de nouvelles sanctions comprenant le gel d’actifs de 17 ressortissants et 78 organisations russes.
Le gouvernement du Japon a déclaré, ce vendredi 26 mai, avoir imposé des sanctions supplémentaires envers la Russie, conformément à l’engagement des pays du G7 lors de leur sommet à Hiroshima (Ouest du Japon) en fin de semaine dernière.
Le Japon va imposer de nouvelles sanctions comprenant le gel d’actifs de 17 ressortissants et 78 organisations russes, ainsi que l’interdiction d’exporter des biens et services vers 80 entités russes, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Hirokazu Matsuno. Les interdictions à l’export portent sur des produits destinés à des sociétés russes liées au complexe militaro-industriel du pays, ainsi que sur des services de construction et d’ingénierie.
Ces mesures interviennent alors que d’autres membres du G7 (Etats-Unis d’Amérique, Royaume-Uni, France, Italie, Allemagne) viennent d’intensifier leurs propres sanctions contre la Russie, 15 mois après le début de l’intrusion russe de l’Ukraine.
Le Japon «condamne» l’intention de la Russie de déployer des armes nucléaires tactiques au Bélarus et appelle ces deux pays à «cesser de telles actions qui aggraveraient les tensions», a encore dit M. Matsuno.
Moscou a commencé à transférer des ogives nucléaires en Biélorussie, a affirmé jeudi Alexandre Loukachenko, le président biélorusse voisin de l’UE et de l’Ukraine, fidèle allié du président russe Vladimir Putin.
La menace nucléaire russe, sans même parler de l’usage de telles armes, «ne pourra jamais être tolérée», a ajouté le porte-parole du gouvernement japonais, semblant oublier que les Etats-Unis ont toujours 140 de leurs ogives nucléaires qu’elles ont déployé dans différents pays de l’OTAN, dont la Turquie, pouvant, ainsi atteindre Moscou en 8 minutes et que, si la Russie a toujours rappelé que l’intégration de l’Ukraine était la ligne rouge à ne jamais franchir de la part des Etats-Unis d’Amérique, c’est parce que ceux-ci y déploieraient bases militaires et ogives nucléaires qui ne mettraient plus qu’à 4-5 minutes Moscou à portée de tir, temps trop court pour toute interception.
De plus, il est « amusant » de voir le Japon parler de menace nucléaire russe sans s’en prendre à la menace réelle, dans ce domaine, des Etats-Unis d’Amérique qui, encore aujourd’hui, est le seul pays au monde à avoir lâcher de telles bombes sur des civils, justement sur le Japon, les 6 et 9 août 1945, respectivement à Hiroshima et Nagazaki. Il faut dire que, depuis cela, le Japon est devenu un esclave de son meurtrier états-unien.
Didier Maréchal & Christian Estevez