Le Tadjikistan, allié de la Russie, a indiqué, ce mercredi 7 juin, ne pas envisager de rejoindre une alliance économique menée par Moscou qui cherche à renforcer son influence en Asie Centrale.
« L’adhésion du Tadjikistan à l’Union économique eurasiatique (UEE) n’est pas à l’ordre du jour », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère tadjik des Affaires étrangères, Chokhin Samadi. Cette déclaration intervient après une visite de deux jours au Tadjikistan du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
Lundi, M. Lavrov avait dit « espérer que le Tadjikistan se rendra compte bientôt par-lui même des avantages d’une adhésion à l’UEE », lors d’un discours dans la capitale tadjike, Douchanbé, destiné à des soldats de la 201e base militaire russe, la plus grande stationnée à l’étranger. L’UEE est une alliance économique réunissant cinq ex-Républiques soviétiques (Russie, Kazakhstan, Biélorussie, Arménie, Kirghizstan).
« La question de la collaboration du Tadjikistan avec l’UEE n’a pas été abordée lors de l’entretien entre M. Lavrov et le président du Tadjikistan», Emomali Rakhmon, « ni lors des pourparlers entre les deux ministres » des Affaires étrangères, a ajouté le porte-parole. Il a précisé que les deux parties avaient discuté de l’intensification de la coopération dans différents domaines.
Le Tadjikistan est déjà membre d’autres organisations politiques économiques et militaires dont fait partie la Russie, comme la Communauté des États indépendants, l’Organisation de coopération de Shanghai et l’Organisation du traité de sécurité collective. Cette ex-République soviétique montagneuse se rapproche également de la Chine, qui accroît sa présence en Asie centrale, mais souhaite également renforcer ses relations économiques avec l’Union Européenne.
Didier Maréchal