Royaume-Unis : Boris Johnson démissionne du Parlement britannique et évoque « une chasse aux sorcières »

Boris Johnson a abandonné son siège de député après avoir reçu les premières conclusions de la commission d’enquête parlementaire sur le scandale du « Partygate ». Il dénonce une « chasse aux sorcières ». Des élections partielles doivent être organisées pour élire son remplaçant dans l’hémicycle. (Avec AFP).

L’ex-dirigeant de 58 ans, Boris Johnson, chassé de Downing Street par sa majorité en juillet dernier, a remis, vendredi soir, son mandat de député.

Boris Johnson a démissionné avec effet immédiat vendredi 9 juin dernier de son poste de député conservateur. Une décision prise après que la commission des privilèges a rédigé ses conclusions concernant l’enquête parlementaire sur le scandale dit du « Partygate », qui doit déterminer si l’ancien dirigeant a induit le Parlement en erreur en affirmant à plusieurs reprises que toutes les restrictions sanitaires avaient été respectées à Downing Street lors de la pandémie due au Covid-19.

« The Guardian » précise que le rapport a été partagé à « BoJo » avant l’annonce de son départ. Dans un communiqué relayé par l’Agence France-Presse, l’ancien Premier ministre a accusé avec colère les investigateurs de vouloir le chasser du pouvoir et a affirmé qu’une «chasse aux sorcières était en cours, afin de se venger du Brexit et de renverser le résultat du référendum de 2016 ».

« J’ai reçu une lettre de la commission des privilèges qui indique clairement à mon grand étonnement qu’elle est déterminée à utiliser la procédure contre moi pour me chasser du Parlement », a commencé par indiquer Boris Johnson dans cette déclaration amère de 1000 mots. « Je suis très triste de quitter le Parlement du moins pour l’instant mais je suis surtout consterné d’avoir été contraint de partir, de manière antidémocratique », a-t-il continué, tout en accusant la commission de «parti pris flagrant » et ne lui donner « aucune possibilité formelle de contester ce qu’ils disent ». Le prédécesseur de Liz Truss a affirmé que le rapport était « truffé d’inexactitudes » et « empestait les préjugés ».

Boris Johnson a également multiplié les piques à l’égard du gouvernement de Rishi Sunak, à la tête de Downing Street depuis le passage éclair de Liz Truss, reprochant à l’actuel Premier ministre d’avoir augmenté les impôts, de ne pas être assez conservateur et de ne pas avoir su tirer le meilleur parti du Brexit.

La commission des privilèges a réagi à la démission de Boris Johnson en estimant qu’il avait « porté atteinte à l’intégrité du Parlement ». Elle a indiqué qu’elle se réunirait lundi afin de conclure ses travaux et de publier « rapidement » ses conclusions.

Didier Maréchal

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