« Apple » : Plus personne ne pourra bientôt utiliser le mot “pomme” sans l’accord de la marque!

« Apple » tentera d’acquérir les droits de reproduction de la pomme, le fruit lui-même. Le Club « Les Fruits Suisse » en fera bientôt les frais. Une politique qui pourrait nuire à de nombreuses coopératives fruitières.

Les représentants de « Les Fruits Suisse » craignent que la société basée à Cupertino ne sois forcé, un jour, à un changement de logo. Il y a des rumeurs selon lesquelles Tim Cook et ses avocats tentent d’obtenir des droits de propriété intellectuelle sur les droits de reproduction de la pomme, le fruit. Jimmy Mariéthoz, directeur de l’association suisse plus que centenaire, exprime son inquiétude : « nous avons du mal à comprendre, car ils n’essaient pas de protéger leur pomme croquée. Leur objectif est vraiment de posséder les droits sur une pomme réelle, ce qui, pour nous, est quelque chose qui est vraiment presque universel et devrait être libre d’utilisation pour tout le monde ».

« Apple » est très protecteur de son image, et il y a eu de nombreuses poursuites contre des plagiaires. Les géants de la Silicon Valley gagnent généralement dans de tels procès, même lorsque ces accusations sont exagérées et, de fait, injustifiées. On se souvient ainsi qu’en 2019, « Apple » avait accusé un office de tourisme allemand d’avoir plagié son logo, ou qu’en 2020, la firme s’était attaquée à Prepear pour son logo en forme de… poire!

L’association « Les Fruits Suisse » a de bonnes raisons de s’inquiéter. Depuis 2017, la marque « Apple » tente d’obtenir ces droits pour reproduire des images de pommes en Suisse. L’année dernière, l’entreprise n’a connu le succès que dans certaines catégories de produits, notamment dans l’électronique, avec une version noir et blanc de la pomme Granny Smith. 

Logo de l’association « Les fruits suisses, créée en 1911,

Pour les autorités suisses, les images génériques de biens communs, telles que les pommes, font partie du domaine public. Cela n’a pas suffi au géant, qui a fait appel de la décision. Il convient cependant de ne pas crier haro sur le baudet trop tôt. En réalité, personne à part « Apple », ne sait quelle est l’étendue des droits à l’image réclamée par la firme à la pomme.

Néanmoins, cette affaire est la démonstration parfaite que le capitalisme et son rejeton monstrueux car plus sournois et avide qu’est le libéralisme, ne conduisent jamais à la Démocratie. Les pratiques impérialistes des Etats-Unis d’Amérique et du « monde occidental » en général, telles que les renversements de régimes dans le monde sous le prétexte de l’apport de la Démocratie, mais qui ne sont toujours que des prétextes pour s’ouvrir des nouveaux marchés ont sont les plus fameuses démonstrations. Là, il s’agit à une société privée surpuissante de pouvoir s’enrichir encore plus acquérant les droits exclusifs de représentation d’un fruit, « bien commun à toute l’Humanité ».

Avec une telle mentalité, comment s’étonner que, dans toutes les sociétés pratiquant le libéralisme économique et social, l’achat d’enfants (GPA et PMA), la « liberté de choisir son genre » (qui n’est que l’exploitation d’une maladie psychiatrique pour créer de nouvelles niches de produits et services), etc… ne soient pas prônées jusqu’à prétendre qu’il s’agit de droits Humains fondamentaux?

Joseph Kouamé & Christian Estevez

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