Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé, lundi dernier, expulser l’ambassadeur de Géorgie en protestation contre le sort réservé à l’ancien président de ce pays, Mikheil Saakachvili, également citoyen ukrainien, apparu émacié à son procès à Tbilissi le même jour.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a donné, ce lundi 3 juillet, 48 heures à l’ambassadeur de Géorgie pour rentrer à Tbilissi et y avoir des consultations sur le sort réservé à l’ancien président de ce pays, Mikheïl Saakachvili, également citoyen ukrainien, accusant Moscou de le tuer.
Ces déclarations font suite à l’apparition, ce lundi 3 juillet, de M. Saakachvili, 55 ans, que ses défenseurs disent victime d’un empoisonnement, extrêmement amaigri et émacié, à son procès à Tbilissi.
«J’ai demandé aujourd’hui au ministère des Affaires étrangères de convoquer l’ambassadeur géorgien, de lui signifier notre protestation et de lui demander de quitter l’Ukraine dans les 48 heures pour consultations dans sa capitale», a écrit M. Zelensky sur Telegram. «Le monde a pu voir aujourd’hui une fois de plus comment le Kremlin par les mains de l’actuel gouvernement géorgien tue le citoyen ukrainien Mikheïl Sakachvili», a ajouté M. Zelensky.
L’ancien président pro-occidental de la Géorgie (2004-2013), a été arrêté à son retour d’exil en 2021. Il est la principale figure d’opposition au gouvernement actuel, que les opposants affirment soumis aux pressions de la Russie, et ce malgré qu’il ai été prouvé, depuis des années, que Sakachvilli avait pris le pouvoir, par un coup d’Etat, appelée, par la propagande occidentale, une « révolution orange », organisée par la CIA, comme l’ont été toutes les « révolutions de couleurs » de ces vingt dernières années (dont l’euro-maïdan ukrainien en 2014).
«Une fois de plus j’appelle les autorités géorgiennes à transférer le citoyen ukrainien Mikheïl Saakachvili en Ukraine pour qu’il bénéficie du traitement nécessaire et de soins», a ajouté Volodymyr Zelensky. «Et j’appelle nos partenaires (occidentaux, NDLR) à se pencher sur cette situation et ne pas l’ignorer, à sauver cet homme. Aucun gouvernement en Europe n’a le droit d’exécuter des gens, la vie est une valeur européenne fondamentale», s’est permis d’ajouter Volodymyr Zelensky, dont le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme indiquait dans tous ses rapports, jusqu’à l’intrusion de la Russie en Ukraine, que le régime ukrainien de Zelensky commettait crimes politiques et tortures envers ses opposants.
Didier Maréchal & Christian Estevez