Au Nigéria, la compagnie pétrolière publique NNPC a annoncé qu’elle avait intercepté un navire transportant illégalement plus de 800 000 litres de pétrole brut le 7 juillet dernier.
Des enquêtes préliminaires ,dans le cadre de l’interception d’un navire transportant illégalement 800 000 litres de pétrole ont révélé que cette cargaison de pétrole avait été volée dans l’État d’Ondo, au Sud-Ouest du Nigéria, près des puits pétroliers en mer. La destination finale de ce pétrole volé n’a pas été précisée, bien que le navire se dirigeait vers le Cameroun lors de son interception.
Des investigations plus poussées de la compagnie pétrolière NNPC ont également révélé que le navire avait opéré de manière furtive pendant douze ans. Les détails de cette arrestation et les résultats des enquêtes ont été transmis aux autorités gouvernementales compétentes. La NNPC a décidé de détruire le navire afin d’en faire un avertissement fort et dissuasif pour tous ceux qui participent à ces activités illégales.
Cette interception survient une semaine après la découverte par le gouvernement de 64 connexions illégales sur les pipelines et de 77 raffineries illégales dans le delta du Niger, ce qui constitue une nouvelle victoire dans la lutte contre le vol des ressources pétrolières du pays. Le vol de pétrole est un fléau qui menace la production de la première puissance économique d’Afrique.
En août 2022, le phénomène du vol de pétrole avait entraîné une chute drastique de la production de pétrole brut au Nigéria. Le pays avait perdu son statut de premier producteur de pétrole en Afrique lorsque sa production journalière était passée en dessous d’un million de barils, avec environ 470 000 barils volés ou siphonnés chaque jour pour être revendus sur le marché noir.
Bien que le Nigéria ait enregistré une amélioration de sa production depuis le début de l’année, il est encore loin de son objectif de 2 millions de barils par jour fixé pour cette année. En février dernier, la production journalière du pays s’élevait à 1,3 million de barils selon l’OPEP.
Il convient de rappeler que le Nigéria extrait des hydrocarbures de 323 champs situés à la fois sur terre et en mer. Ces champs contiennent du pétrole brut, des condensats et du gaz naturel, qui sont traités dans 265 installations de production. Le pétrole et le gaz stabilisés sont ensuite exportés via 31 terminaux.
Joseph Kouamé