Le journaliste et géopoliticien Alexandre Adler est mort à 72 ans

Le journaliste et géopoliticien Alexandre Adler, spécialiste des relations internationales, de l’ex-URSS et du Proche-Orient, est décédé mardi 18 juillet, à 72 ans, a annoncé à l’AFP sa femme, la philosophe Blandine Kriegel.

Alexandre Adler est décédé à l’hôpital européen Georges-Pompidou à Paris. Le journaliste travaillait actuellement sur un «traité de géopolitique presque achevé», selon son épouse, la philosophe Blandine Kriegel, jointe par l’AFP.

Normalien, agrégé d’histoire, Alexandre Adler a travaillé pendant dix ans au journal « Libération » (1982-1992), où il s’occupait de l’URSS puis des pages Idées, avant de rejoindre « Courrier international » dont il a été rédacteur en chef puis directeur éditorial (1992-2002). Il a aussi été cinq ans au journal « Le Monde » comme conseiller de Jean-Marie Colombani, alors directeur du journal. En 2002, il a rejoint « Le Figaro » comme conseiller rédactionnel et éditorial.

Grand érudit, doté d’une mémoire prodigieuse, il a défendu les Etats-Unis de George W. Bush après le 11-Septembre et a écrit un best-seller « J’ai vu finir le monde ancien », ouvrage de géopolitique qui lui vaudra le prix du livre politique en 2003. Suivra « L’Odyssée américaine » un an plus tard. «Il applique ici sa méthode coutumière: ne s’interdire aucun rapprochement géographique, historique, artistique, procéder par sauts et gambades», résume son éditeur Grasset, à propos de ce livre. «Il avait annoncé précocement la chute de l’URSS», a encore rappelé son épouse dans un communiqué transmis à l’AFP. Parmi ces derniers essais figurent « Rendez-vous avec l’Islam », « Le monde est un enfant qui joue », « La Chute de l’empire américain » ou « Quand les Français faisaient l’histoire ».

«Je perds un ami cher avec qui j’avais tant de bonheur à converser. C’était un esprit libre, un journaliste exigeant, un érudit curieux de tout et des autres», a réagi sur Twitter la maire de Paris Anne Hidalgo, qui avait pu compter sur l’historien dans son comité de soutien avant son élection en 2014. «Alexandre Adler était un puits de science et de générosité, le détenteur unique d’un savoir infini et désintéressé. Aucun sujet n’échappait à son œil d’aigle… ou à son imagination», a encore écrit sur le réseau social le philosophe Raphaël Enthoven.

Alexandre Adler avait également décroché, en 1999, le prix de la « fondation Mumm » pour ses Bloc-Notes dans « Courrier International ».

Didier Maréchal

Une réflexion sur « Le journaliste et géopoliticien Alexandre Adler est mort à 72 ans »

  1. Vraiment triste, je savais qu ‘il était diminué ces derniers mois.
    Je me souviens qu ‘il avait présenté vers la fin des années 1990 sur Arte la série Historique et documentaires  » les mercredis de l’ Histoire » sur la 2nde Guerre Mondiale en Europe. et les portraits d’ Hitler.

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