La FIFA enquête après une plainte pour « geste déplacé » au sein de l’équipe de football femme de Zambie

D’après plusieurs médias, des enquêtes sont en cours concernant le sélectionneur de l’équipe de Zambie, Bruce Mwape, suite à des allégations selon lesquelles il aurait touché la poitrine d’une joueuse.

La FIFA a ouvert une enquête suite à une plainte concernant un « geste déplacé » impliquant l’équipe nationale de football femme de Zambie lors de la Coupe du monde. L’instance a annoncé, ce vendredi 4 août, qu’elle prévoit des sanctions sévères si ces allégations sont confirmées.

Selon plusieurs médias, ces investigations concernent le sélectionneur de la Zambie, Bruce Mwape, qui aurait touché la poitrine d’une joueuse avant le match contre le Costa-Rica (victoire 3-1 de la Zambie, le 31 août), mais la FIFA n’a pas souhaité donner davantage de détails. « Nous pouvons confirmer qu’une plainte a été reçue concernant l’équipe nationale féminine de Zambie et cela fait actuellement l’objet d’une enquête », a déclaré un porte-parole de la FIFA.

La Fédération internationale accorde une grande importance à toute accusation de comportement déplacé et a instauré une procédure claire pour permettre à tous les acteurs du football de faire des « signalements ». L’instance a déclaré qu’elle prend ces cas au sérieux et promet de les traiter rigoureusement. Le porte-parole de l’équipe zambienne, éliminée du Mondial, n’a pas réagi lorsque contacté ce vendredi.

La police néo-zélandaise, où l’équipe était basée, a déclaré n’avoir reçu aucune plainte. « Toutefois, nous avons été informés d’un incident présumé et, après une première enquête, aucune autre mesure n’a été prise », a déclaré, toujours aujourd’hui, vendredi, un porte-parole de la police.

Le sélectionneur Bruce Mwape a été mentionné ces derniers mois dans le cadre de révélations sur des accusations d’abus sexuels dans le football femmes zambien. À l’époque, la fédération zambienne avait ouvert une enquête, déclarant qu’aucune plainte officielle n’avait été déposée, mais qu’elle prenait ces accusations très au sérieux.

Bruce Mwape, nommé en 2018, a été interrogé à plusieurs reprises sur ce sujet pendant la Coupe du Monde, qualifiant de «fausses» les accusations. «De quoi parlez-vous? J’aimerais le savoir parce qu’il n’est pas question que je me retire sans raison» (…), «peut-être que votre raison est ce que vous lisez dans les médias ou dans la presse, mais la vérité devrait être révélée, pas seulement les rumeurs», a notamment répondu le coach avant le match contre l’Espagne. La Fifa a souligné que toute accusation d’agression est traitée dans la plus stricte confidentialité.

Au début de l’année, l’instance a durci ses procédures disciplinaires en cas d’agression sexuelle ou de harcèlement dans un nouveau règlement. Elle a supprimé le délai de prescription de 10 ans pour les poursuites en cas d’agressions sexuelles et oblige «les associations membres et les confédérations à notifier à la Fifa toutes les décisions rendues en matière d’agressions sexuelles». Le football femme a connu récemment une série de scandales d’agressions sexuelles, notamment au Gabon, en Haïti, aux États-Unis et en Afghanistan. Et semblent déjà oubliés, les affaires plus anciennes d’autres pays, dont celle des poursuites contre une partie de l’encadrement de l’équipe femme du Cameroun, pour agressions sexuelles envers les joueuses de l’équipe, durant les jeux olympiques 2016 au Brésil.

Kevin Negalo

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