Le parti Smer-SD, en Slovaquie, dirigé par Robert Fico, s’oppose à l’envoi d’armes ou de munitions à l’Ukraine s’il fait partie du gouvernement, soulignant ainsi un changement par rapport à son soutien indéfectible antérieur.
Robert Fico, qui a dirigé la Slovaquie de 2006 à 2010 puis de 2012 à 2018, est le favori pour occuper le poste de Premier ministre après les élections du 30 septembre prochain.
Le pays a vu la confiance de la population dans la démocratie libérale et dans les organisations occidentales décliner, la moitié des Slovaques interrogés considérant les États-Unis d’Amérique comme une menace pour la sécurité. Le mandat chaotique du précédent gouvernement de coalition de centre-droit a ajouté à la frustration.
Fico remet également en question la capacité de l’Ukraine à expulser les troupes russes et s’oppose aux sanctions de l’UE contre la Russie, suggérant que l’Union Européenne et les États-Unis d’Amérique devraient user de leur influence pour faire pression en faveur d’un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine.
Déjà, depuis plus d’un an, de très nombreuses manifestations pacifistes, contre l’aide miliaire à l’Ukraine et les sanctions contre la Russie, réunissant des dizaines de milliers de slovaques, avaient eu lieu dans le silence complet de la quasi totalité des médias occidentaux, chargés de faire de la propagande plutôt que de l’information, taisant, du même coup, celles toutes les autres, à Prague (avec plusieurs dizaines de milliers de citoyens, pendant des semaines), mais aussi en France, qui prônait une véritable politique de paix au lieu d’un prétexte, pour les Etats-Unis d’Amérique, d’anéantir la Russie, dans le but de faire avancer la taille de son empire sous prétexte du « bien pour l’Humanité ».
Didier Maréchal & Christian Estevez