La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne maintiennent leurs sanctions balistiques et nucléaires contre l’Iran

La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne (E3) ont indiqué jeudi qu’elles maintiendraient les sanctions contre le programme balistique de l’Iran, qui doivent expirer en octobre.

Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne intégreront les sanctions de l’ONU qui expirent dans leur législation nationale, tandis que la Russie et la Chine ne seront plus liées par les restrictions à moins qu’elles n’adoptent des sanctions similaires.

Des diplomates européens avaient déjà informé l’Iran, au mois de juin, de leur volonté de maintenir les sanctions contre son programme balistique instaurées par le désormais défunt accord de 2015 sur le nucléaire iranien.

“En réaction directe au non-respect persistant et grave par l’Iran de ses engagements au titre du PAGC (Plan d’action global commun, ou JCPoA en anglais) depuis 2019, les gouvernements de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni prévoient de maintenir les mesures liées à la prolifération nucléaire en Iran, ainsi que les embargos sur les armes et les missiles, après le jour de transition du PAGC, le 18 octobre 2023”, a déclaré un porte-parole des pays de l’ « E3 » dans un communiqué.

Des sources européennes ont cité trois raisons pour le maintien des sanctions : l’utilisation de drones de fabrication iranienne par la Russie dans le conflit en Ukraine, la possibilité que l’Iran transfère des missile balistiques à la Russie et le fait de priver Téhéran des avantages de l’accord sur le nucléaire.

L’Iran a critiqué cette décision, la qualifiant d’illégale et de provocatrice. Le retrait des États-Unis d’Amérique de l’accord sur le nucléaire iranien et l’échec ultérieur de sa relance ont permis à l’Iran de produire potentiellement beaucoup plus rapidement les matériaux nécessaires à une bombe nucléaire. Les puissances européennes visent à empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires malgré l’échec de l’accord.

“Il ne fait aucun doute que l’Iran répondra de manière appropriée à cette action qui viole clairement les obligations de l’UE, de la France, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne dans le cadre du PAGC et de la résolution 2231”, a déclaré le ministère iranien des affaires étrangères dans un communiqué, faisant référence à une résolution de l’ONU.

Le responsable de la politique étrangère de l’Union Européenne, Josep Borrell, a dit qu’il avait été informé de la décision des pays de l’E3 et qu’il l’avait transmise à l’Iran, la Russie et la Chine, parties prenantes de l’accord.

Joseph

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