Les autorités azerbaïdjanaises ont confirmé, jeudi 5 octobre, avoir arrêté un ex-président de la république autoproclamée du Haut-Karabakh. L’Arménie dénonce des interpellations « illégales » et « arbitraires » de Bakou dans les rangs des anciens dirigeants de l’enclave séparatiste. (Avec AFP).
L’Azerbaïdjan a confirmé, jeudi 5 octobre, avoir arrêté un ex-président de la république autoproclamée du Haut-Karabakh, enclave où elle vient d’emporter une victoire éclair contre les séparatistes arméniens.
Arayik Harutyunyan, qui avait dirigé l’enclave jusqu’à début septembre 2023, a été placé en détention car il est soupçonné d’avoir « mené une guerre » et « engagé des mercenaires », « violant les principes humanitaires internationaux », a déclaré le bureau du procureur général azerbaïdjanais. La veille, Erevan avait condamné les arrestations d’anciens dirigeants ou responsables du Haut-Karabakh, citant notamment le cas d’ Arayik Harutyunyan sans préciser quand il avait été arrêté. Mais l’Azerbaïdjan n’avait pas encore confirmé cette information.
Erevan dénonce des interpellations « illégales » et « arbitraires »
L’Arménie dénonce des interpellations « illégales » et « arbitraires » de Bakou parmi les rangs des anciens dirigeants du Haut-Karabakh. Les autorités d’Erevan ont regretté que « les forces de l’ordre de l’Azerbaïdjan continuent de mener des arrestations arbitraires », malgré les promesses de « respect des droits des arméniens » au Haut-Karabakh.
Un autre haut responsable de l’enclave, Rouben Vardanian, a été placé en détention provisoire fin septembre. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a appelé au respect de ses droits, tandis que ses enfants ont dit « craindre pour sa vie et sa santé ». Ils ont affirmé n’avoir aucune information sur ses conditions de détention.
Didier Maréchal