SpaceX a signé un accord pour lancer en orbite jusqu’à quatre des satellites phares de navigation et de communications sécurisées d’Europe, a rapporté, lundi 6 novembre, le « Wall Street Journal ».
SpaceX et l’Agence spatiale européenne ont récemment signé un accord pour deux lancements l’année prochaine, chacun transportant deux satellites Galileo, a déclaré au Journal Etats-Unien, le « Wall Street Journal », Javier Benedicto, directeur de la navigation de l’agence.
L’accord prévoit que les satellites seront lancés sur la fusée Falcon 9 de SpaceX depuis les États-Unis d’Amérique, a-t-il ajouté. « SpaceX » et la Commission européenne n’ont pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.
Les responsables européens du secteur spatial ont déclaré le mois dernier qu’ils seraient confrontés à des décisions cruciales en matière de calendrier dans les semaines à venir concernant le retour en vol des lanceurs spatiaux phares de l’Europe, après une série de retards.
La Commission européenne, l’organe exécutif de l’Union Européenne, ainsi que les États membres de l’UE, doivent encore donner leur approbation finale à l’accord avec la société d’Elon Musk, « Space X », ajoute le rapport, citant des responsables.
Si les Etats de l’Union Européenne acceptaient cet accord, ce serait un pas de plus dans la délégation de leur souverainetés nationales et de l’UE elle-même, puisqu’ils ne seraient plus maîtres des destinées de leurs fusées, pas plus que d’éléments espions, de type informatiques, par exemples, au service des Etats-Unis d’Amérique, puisque, selon les lois de cet empire, toute société nationale est tenue de travailler pour « l’Oncle Sam », y compris en fournissant les données sensibles de ses clients.
Didier Maréchal & Christian Estevez