Face à une crise sanitaire majeure, la Sierra Leone lance une offensive contre la drogue Kush

Affectée par cette drogue synthétique mêlant cannabis et substances chimiques, la Sierra Leone a annoncé, le 11 novembre dernier, mettre en place des mesures pour combattre le kush. Cette drogue, qui a un impact sur l’ensemble de la société, cause des dommages considérables chez les jeunes, alimentée par un marché en pleine expansion.

Les autorités prennent désormais ce phénomène très au sérieux. En Sierra Leone, le kush, une drogue synthétique devenue un grave problème de santé publique, est au centre des préoccupations. Le samedi 11 novembre, le vice-président de la République, Mohamed Juldeh Jalloh, a déclaré à RFI qu’ils étaient résolus à « partir en guerre » contre cette drogue. Pour contrer ce fléau, les autorités ont l’intention de concentrer leurs efforts principalement sur la lutte contre les trafiquants. Briama Kamara, porte-parole de la police, a souligné : « C’est un combat, un combat que le gouvernement doit remporter, sinon nous risquons de perdre toute une génération. »

Bien qu’aucune étude n’ait encore mesuré l’ampleur de ce phénomène, celui-ci est palpable dans les rues de la capitale, comme le rapportait l’AFP en juillet dernier. Les consommateurs de kush sont omniprésents, qu’ils vivent dans les bidonvilles ou les quartiers plus aisés de Freetown, la capitale de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Leur léthargie les caractérise.

Cependant, il est difficile de déterminer précisément la composition du kush : dans les rues, certains évoquent des mélanges incluant du tramadol ou du formol. L’Agence nationale de lutte contre la drogue a mentionné cet été l’existence d’une « drogue de synthèse » en constante évolution, fabriquée à la fois sur le territoire national et à l’échelle internationale.

Selon le directeur exécutif de l’Agence, Abdul Sheku Kargbo, contacté par nos confrères, ce mélange chimique qui « imite le THC naturel qu’on trouve dans le cannabis » peut voir ses effets « augmenter de manière exponentielle, d’où la puissance du kush ».

Joseph Kouamé

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