Dans l’état de l’Alabama, Kenneth Eugene Smith, ayant survécu à une tentative ratée d’injection létale, est susceptible de devenir le premier détenu à être exécuté aux États-Unis d’Amérique par inhalation forcée d’azote, une méthode précédemment utilisée principalement dans l’abattage des animaux.
En France, la dernière personne condamnée à mort et exécutée remonte à 1977. Hamida Djandoubi, reconnu coupable d’assassinat, de viol et de violence préméditée, a été décapité, juste avant l’abolition de la peine de mort. Bien que cette pratique semble révolue dans la majeure partie du monde, puisqu’ils sont 53 pays, dans le monde, sur 195 pays à encore la pratiquer. Aux Etats-Unis d’Amérique, plusieurs États maintiennent la peine capitale, et une nouvelle méthode d’exécution pourrait être testée dans quelques mois.
Kenneth Eugene Smith est détenu dans le couloir de la mort depuis de nombreuses décennies. En 1996, il a été condamné à mort pour le meurtre d’une femme, huit ans auparavant. Après 27 ans depuis sa condamnation, une nouvelle méthode d’exécution est envisagée (une tentative antérieure par injection létale ayant échoué).
En janvier prochain , Kenneth Eugene Smith pourrait être exécuté par hypoxie à l’azote. Cette technique, déjà utilisée sur des animaux, implique l’inhalation d’azote pur par le condamné jusqu’à ce que la mort survienne. Bien que cette méthode soit légale dans certains États, elle n’a pas encore été testée sur des êtres humains. Cela s’explique principalement par le manque de connaissance sur ses effets sur les êtres humains. Un rapport souligne que les « effets secondaires avant la perte de connaissance pourraient être pénibles ».
Si le pays cherche à “expérimenter” sur la peine de mort, c’est notamment à cause de la pénurie des produits utilisés pour les exécutions via injection létale. Selon le journal français « l’Express » :
“les sociétés pharmaceutiques, conscientes de la mauvaise publicité, ont l’une après l’autre interdit la vente de ces substances aux autorités pénitentiaires. Résultat, il devient de plus en plus difficile de s’en procurer, ce qui a eu pour effet de ralentir considérablement le nombre d’exécutions.”
L’Alabama est l’un des 27 États états-uniens sur les 52 que compte le pays, où la peine de mort est légale. Or ces États ont aujourd’hui le plus grand mal à se procurer les produits nécessaires aux injections létales en raison d’un boycottage par les groupes pharmaceutiques, essentiellement européens, qui refusent que leurs produits soient utilisés pour la mise à mort de détenus. D’où une course à la recherche de nouveaux moyens létaux.
En France, la peine de mort a été abolie en 1981 mais la question de sa restauration refait surface, généralement aux alentours des élections présidentielles. Marine Le Pen, alors candidate en 2022, déclarait qu’il n’y “avait pas de débat interdit dans une grande démocratie mature”, avant de se rétracter et d’affirmer que revenir sur ce sujet serait “anticonstitutionnel”. Cependant, il y a toujours eu une très grande différence entre la volonté des politiques et la persistance de l’instinct sanguinaire de la population française, nourrit à coup d’idolâtrie de la première révolution française (1789), toujours présentée comme le « début de la Liberté et de la Démocratie », alors qu’elle n’a été que terreur, massacres gratuits – dont décapitations à tour de bras, et, les français été pour la peine de mort à 79% lorsque celle-ci a été abolie par le président François Mitterrand, et n’est jamais, depuis, descendue à moins de 46% d’opinion favorable à sa pratique, à la fin des années 1990, mais est repartie à la hausse des les débuts des années 2000 et était à 55% d’avis favorable au rétablissement de la peine capitale lors du dernier grand sondage, en 2020 et semblant continuer à monter depuis.
Joseph Kouamé & Christian Estevez