France : Jean-Luc Mélenchon affirme que la Nupes « n’existe plus »

Depuis l’attaque du Hamas début octobre et le refus des élus de « La France isoumise » de qualifier l’organisation de terroriste, l’état de santé de la coalition appelée « Nupes » s’était sérieusement dégradé.

Il semble que Jean-Luc Mélenchon lui-même ait fait ce constat. Lors d’une réunion publique à Rochefort (Charente-Maritime), il a formellement mis fin à la coalition de gauche qu’est la Nupes : « Il n’y a plus de Nupes, alors on fait semblant qu’il y en a toujours une. […] Ce qu’on a construit est déjà détruit », a-t-il déclaré, rapporte le média français « Le Figaro ».

Le refus des « Insoumis » de qualifier le Hamas d’« organisation terroriste » après son attaque d’une barbarie innommable du 7 octobre dernier contre Israël semble avoir sérieusement affecté la santé de la coalition de gauche « Nupes ». Il est à rappeler que l’accord de la Nupes avait été conclu il y a seulement un an. Cependant, les autres partis de gauche souhaitent maintenant se présenter séparément aux élections européennes, mettant ainsi fin de facto à l’alliance.

« Gamineries »

« La Nupes est morte », a constaté Yannick Jadot dans un entretien accordé au média français « Le Point », quand Fabien Roussel y voyait « une impasse », rapporte BFM TV. Du côté des socialistes, un moratoire sur leur participation aux travaux de l’intergroupe a été voté et ils ont retiré la mention « Nupes » du nom de leur groupe parlementaire.

Jeudi, Jean-Luc Mélenchon a fustigé les désaccords de la gauche, y voyant des « gamineries, [des] enfantillages irresponsables ». « Cela ne peut pas être ça, l’avenir de la gauche, il y a un programme partagé, il doit continuer à vivre », a-t-il ajouté.

« Nous allons faire l’union populaire avec ceux qui veulent. Ceux qui ne veulent pas font ce qu’ils veulent, les Français trancheront », a affirmé Jean-Luc Mélenchon, renvoyant au jugement populaire des élections. Pour l’heure, selon un sondage « OpinionWay » datant des 15 et 16 novembre et révélé par le média économique français « Les Echos », LFI séduirait 7 % des électeurs, contre 3 % pour le PCF, 9 % pour le PS et 8 % pour EELV.

Didier Maréchal

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