Ce Jeudi 21 décembre après-midi, une fusillade a causé la mort de 15 personnes dans une faculté de Prague (République Tchèque). L’agresseur présumé est un étudiant, signalé comme « inconnu des forces de police ». L’attaque a été confirmé comme sans lien avec le terrorisme international
(mise à jour de l’article à 21h40)
À la faculté de philosophie de l’Université Charles, au cœur de Prague, un individu armé a ouvert le feu plus tôt dans la journée .L’attaque a engendré au moins 15 décès et une trentaine de blessés, incluant 9 cas graves. Toutes les victimes ont été pris en charge par les secours.
D’après les autorités policières, les récits des témoins ainsi que les images circulant sur les réseaux sociaux indiquent que le tireur a pénétré plusieurs salles de cours et a même atteint le toit de l’établissement. De nombreux étudiants, professeurs et employés ont réussi à se barricader, tandis que d’autres se sont dissimulés sous les fenêtres. Une opération d’évacuation et de sécurisation du bâtiment a duré plusieurs heures du fait que l’assaillant était pyrotechnicien et qu’il aurait pu dissimuler une bombe quelque part dans l’enceinte de l’université, . Les cours prévus pour demain, vendredi ont été annulés.
Les forces de l’ordre ont déclaré que le tireur a été « neutralisé » vers 16 heures, sans pour autant savoir s’il s’est suicidé ou a été touché par un des policiers, son corps ayant été retrouvé sur le toit de l’université. D’après le président de la police tchèque, Martin Vondrášek, le principal suspect était un étudiant de 24 ans, inscrit à la faculté et détenteur légal de plusieurs armes, mais inconnu des services de police.
Il semblerait que l’agresseur ait été influencé par diverses fusillades récentes, incluant celle survenue à Briansk en Russie le 7 décembre, au cours de laquelle une adolescente de 14 ans a tué deux étudiants. Une chose est sûre, celui-ci avait prémédité son acte depuis un certain temps déjà, à fait savoir la police.
L’auteur de la fusillade est également suspecté du meurtre de son père, dont le corps a été retrouvé chez lui, à Hostouň (dans l’Ouest de la République tchèque, près de la ville de Kladno – ndlr). De plus, il y a de forts soupçons sur ce jeune homme concernant un meurtre, vendredi de la semaine dernière, dans la forêt de Klánovice, près de la capitale tchèque.
Déjà à midi, la police avait été prévenue que le meurtrier avait indiqué qu’il partait à Prague dans l’intention de s’y suicider. Afin d’éviter ce drame, la police s’était renseigné sur lui et avait appris qu’il devait assister à une conférence, au sein de son université, à 14h. Les forces de police s’y sont rendu et ont fait sortir toutes les personnes qui étaient dans la salle de ladite conférence, mais le jeune homme ne s’y trouvait pas.
La place Jan Palach, en face de la faculté, ainsi que plusieurs artères principales du centre-ville ont été fermées. Le Ministère tchèque de l’Intérieur conseille aux résidents proches de rester chez eux.
Plusieurs dirigeants et personnalités politiques ont commenté l’évènement sur les réseaux sociaux :
Le Président tchèque Petr Pavel a déclaré, sur « X » : « Je suis choqué par les événements survenus à la Faculté de Philosophie de l’Université Charles. Je voudrais exprimer mes profonds regrets et mes sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes de la fusillade. Je tiens à remercier les citoyens d’avoir respecté les instructions des forces de sécurité et d’avoir apporté une coopération maximale. »
La ministre allemande de l’Intérieur, Nancy Faeser, se dit « choquée » par la fusillade d’aujourd’hui à Prague. Elle a écrit sur le réseau social « X » qu’elle « pense à ses voisins et amis tchèques en cette heure difficile ». La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a déclaré, toujours sur « X » que « l’attentat en plein centre de Prague avait touché le cœur de l’Europe. Elle a ensuite exprimé ses condoléances à la République tchèque ».
La Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exprimé ses « condoléances aux familles des victimes, ainsi qu’au peuple tchèque dans son ensemble ».
Joseph Kouamé & Christian Estevez