Japon : Plusieurs morts dans la collision de deux avions à l’aéroport de Tokyo-Haneda – Voici ce que l’on sait

Un avion de la compagnie « Japan Airlines » a pris feu ce mardi 2 janvier, sur une piste de l’aéroport international de Tokyo-Haneda, au Japon , selon des images de la télévision publique japonaise NHK.

Le Japon, déjà frappé par une série de séismes dévastateurs en ce début d’année, est confronté à un nouveau drame. Ce mardi 2 janvier 2024, un avion japonais a pris feu sur la piste de l’aéroport international de Tokyo-Haneda, suite à une probable collision avec un autre appareil des garde-côtes japonais. Le ministre des Transports a rapporté le décès de cinq personnes.

Ce qu’il s’est passé

Sur des images prises à 17 h 47 heure locale (9 h 47 à Paris), on peut voir un avion de la « Japan Airlines » rouler juste après son atterrissage sur le tarmac de l’aéroport international de Tokyo-Haneda, avant qu’une grosse explosion ne se déclenche et laisse une traînée de flammes derrière l’appareil, qui s’immobilise un peu plus loin.

D’après divers médias locaux, l’appareil impliqué serait le vol JAL 5016 de la compagnie « Japan Airlines », un Airbus A50-900 en provenance de l’aéroport de Shin-Chitose près de Sapporo (Nord du Japon), et aurait apparemment heurté un avion des garde-côtes japonais. Parallèlement, les garde-côtes ont indiqué que leur avion se dirigeait vers l’aéroport de Niigata, sur la côte Ouest du Japon, afin de porter assistance aux habitants touchés par les séismes ayant coûté la vie à 48 personnes lundi.

Les 367 passagers et 12 membres d’équipage de l’avion de ligne ont été évacués « sains et saufs », selon le ministre des Transports, Tetsuo Saito. NHK, citant les pompiers de Tokyo, affirme toutefois qu’au moins 17 personnes évacuées de l’avion en feu ont été blessées. Parmi les passagers figuraient également huit enfants, a fait savoir l’agence de presse japonaise « Kyodo ».

En revanche, cinq des six personnes qui se trouvaient à bord de l’avion des garde-côtes japonais sont morts après la collision, a annoncé le ministre nippon. Le sixième occupant, leur capitaine a, lui, réussi à quitter l’appareil en étant gravement blessé, a ajouté le ministre. « Ces employés avaient un sens élevé de leur mission et de leur responsabilité pour les zones sinistrées, c’est très regrettable », a déclaré le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, exprimant son « respect » et sa « gratitude » envers eux.

Selon NHK, de nombreux débris jonchaient la piste et plus de 70 engins des pompiers ont été rapidement déployés sur place. Ils n’ont cependant pas pu maîtriser immédiatement l’incendie qui a rapidement consumé tout l’avion de ligne après l’évacuation de tous ses occupants.
Des vidéos postées sur « X » ont montré des passagers s’échappant de la carlingue en feu en glissant sur des toboggans d’évacuation gonflables. «De la fumée a commencé à remplir l’avion, et je me suis dit, ça pourrait tourner très mal », a déclaré un passager à la presse à l’aéroport. « Une annonce a dit que les portes à l’arrière et au milieu ne pouvaient pas être ouvertes. Donc tout le monde est sorti par l’avant », a-t-il ajouté. « Il faisait chaud à l’intérieur de l’avion et j’ai pensé sincèrement que je ne survivrais pas », a confié une autre rescapée à la chaîne NHK.

Les raisons de l’accident sont pour l’heure inconnues, a indiqué le ministre japonais des Transports. « Ce n’est pas clair s’il y a eu une collision ou pas. Mais ce qui est certain c’est que notre avion est impliqué», a également déclaré à l’AFP un responsable des garde-côtes à l’aéroport de Tokyo-Haneda. Le service des garde-côtes japonais a dit enquêter sur la possibilité d’une collision au sol entre l’avion de ligne et un de ses appareils.

Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, a demandé aux agences compétentes de se coordonner pour évaluer rapidement les dégâts et fournir promptement des informations au public, selon le bureau du Premier ministre. Il a enfin rendu hommage aux garde-côtes décédés.

Des enquêteurs français dépêchés sur place

Une équipe d’experts du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français pour l’aviation civile doit arriver ce mercredi au Japon pour participer à l’enquête sur la collision au sol d’un Airbus de la « Japan Airlines » avec un avion des garde-côtes japonais, a appris l’AFP mardi auprès de l’organisme.

Le BEA français participe à l’enquête technique, dite de sécurité, pour des avions à l’étranger, notamment lorsqu’il agit en qualité d’autorité compétente du pays de construction de l’appareil. L’A350 est produit à Toulouse, dans le Sud-Ouest de la France. La « Japan Airlines » en possède 16 exemplaires.

L’aéroport en partie fermé

Tous les vols intérieurs de Tokyo-Haneda (départs et arrivées) étaient annulés mardi soir, selon le site de l’aéroport. La plupart des vols internationaux étaient cependant assurés.

Tokyo-Haneda est l’un des deux aéroports internationaux de la capitale japonaise et l’un des plus fréquentés au monde. Les autorités comptaient donc reprendre tous les vols dès que possible du fait de la période de trafic aérien très chargée après le Nouvel an, selon un responsable du ministère des Transports.

Des accidents extrêmement rares

Les accidents impliquant des avions de ligne sont extrêmement rares au Japon. Le plus grave d’entre eux s’est produit en 1985, quand un avion de la « Japan Airlines » s’est écrasé entre Tokyo et Osaka, faisant 520 morts, soit l’une des pires catastrophes aériennes au monde.

Joseph Kouamé

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