Mario Zagallo, l’une des légende du football brésilien, nous a quitté vendredi 5 janvier, à l’âge de 92 ans. Il restera le premier à avoir remporté la Coupe du monde en tant que joueur, puis comme entraîneur, s’imposant comme l’une des figures de l’histoire du tournoi planétaire. (Source : AFP).
Mario Zagallo, légende du football brésilien et unique quadruple champion du monde, comme joueur puis comme entraîneur, est mort ce vendredi 5 janvier à l’âge de 92 ans, a-t-on appris sur son compte Instagram officiel.
« C’est avec une grande tristesse que nous vous informons du décès de notre éternel quadruple champion du monde Mário Jorge Lobo Zagallo », peut-on lire dans la brève déclaration. « Un père dévoué, un grand-père aimant, un beau-père attentionné, un ami fidèle, un professionnel victorieux et un grand être humain. Une grande idole. Un patriote qui nous laisse en héritage de grandes réalisations », ajoute le communiqué officiel.
Légende la Seleçao
Surnommé « le professeur », Mario Zagallo a joué un rôle-clé dans quatre des cinq titres mondiaux remportés par la Seleçao. Joueur, il a remporté deux trophées : en 1958 en Suède et en 1962 au Chili. Sur le banc, il a ensuite guidé la Seleçao au titre suprême en 1970 au Mexique et était entraîneur-adjoint lors du sacre de 1994 aux États-Unis d’Amérique. Il était à nouveau sélectionneur en 1998, quand le Brésil de Ronaldo s’est incliné 3 à 0, en finale, au Stade de France, contre les Bleus du capitaine Didier Deschamps.
« Zagallo est comme un frère pour moi. Quand nous sommes arrivés en Suède pour la Coupe du Monde 1958, j’avais 17 ans et j’étais le plus jeune membre de l’équipe et Zagallo, ainsi que Zito et Gilmar, m’ont pris sous leur protection », avait déclaré Pelé en août 2013, à l’occasion du 82e anniversaire de Zagallo.
Très superstitieux, Zagallo avait une foi inébranlable dans le chiffre 13 qui floquait son maillot. Il a épousé sa femme un 13 juin, vivait au 13e étage, conduisait sa voiture immatriculée d’un 13. Et il avait dit regretter que la finale de 1998 se soit disputée un 12 juillet…
Zagallo a raccroché les crampons en juin 1964 sur une 33e sélection avant de commencer à entraîner, deux ans plus tard, essentiellement au Brésil (Botafogo, Flamengo, Fluminense, Portuguesa ou Vasco de Gama). Sélectionneur « auriverde » lors de la Coupe du Monde de 1970 au Mexique, il a mené le Brésil à son troisième sacre planétaire avec Pelé, Jairzinho, Tostao, Gerson ou encore Carlos Alberto. Génie tactique, il fut le premier à mettre en place une formation en 5-3-2 capable de se muer en 3-5-2 en attaque.
Il quitte la Seleçao une première fois après la 4e place au Mondial-1974 et est rappelé en 1994 pour être l’adjoint de Carlos Alberto Parreira lors du 4e sacre de la Seleçao. Il prend le relais de Parreira jusqu’à la finale de 1998 en France, où la bande à Zinédine Zidane le prive du titre. Puis Zagallo arrête sa carrière de sélectionneur, ne jouant aucun rôle lors du cinquième sacre mondial du Brésil en 2002.
Rappelé en 2003 pour préparer, en qualité de coordinateur technique, le Mondial-2006 en Allemagne, il mettra un terme, cette fois définitif, à sa carrière lorsque le Brésil sort en quarts de finale contre la France (1-0), une nouvelle fois battu sur un récital de Zidane.
Kevin Negalo