France : Gabriel Attal survit à sa première motion de censure à l’Assemblée nationale, le texte de la gauche étant rejeté

Ce lundi 5 février, la motion de censure déposée contre le Premier ministre Gabriel Attal par les quatre groupes de gauche à l’Assemblée nationale n’a pas suscité d’inquiétudes, le texte ayant été largement rejeté dans l’hémicycle.

Le nouveau Premier ministre n’a pas tremblé après le texte déposé par les groupes de gauche.

L’opposition de gauche protestait contre le fait que Gabriel Attal n’a pas demandé de vote de confiance à l’Assemblée. Sans le soutien des députés du parti « Les Républicains » et du « Rassemblement National », la motion de censure n’a obtenu que 124 voix, bien loin des 289 nécessaires pour renverser le gouvernement, qui demeure en place moins de trois semaines après sa nomination. « Sans objectif politique clair, sans portefeuilles ni périmètres ministériels définitivement actés, Gabriel Attal est, depuis trois semaines, le capitaine d’un bateau à la dérive », dénoncent les 150 députés de gauche dans leur motion (ce qui, sur ce point, est tout à fait exact).

Aussi, à travers leur motion de censure, les quatre groupes de la « Nupes » ont accusé Gabriel Attal de vouloir faire « la guerre aux pauvres », avec ses annonces sur la suppression de l’allocation de solidarité spécifique (remplacée par le RSA) pour les chômeurs en fin de droit ou la promesse d’assouplissement de la loi SRU sur les logements sociaux. La gauche (150 députés environ) n’a toutefois pas fait le plein.

« Vous venez d’arriver, et pourtant il est déjà temps de partir, car nous savons que vous ne nettoierez pas ce que vous aurez sali, que vous ne réparerez pas ce que vous aurez cassé », a notamment fustigé le président du groupe socialiste Boris Vallaud à la tribune, dans le sillage de ses collègues de gauche, offensifs pour pilonner la feuille de route de Gabriel Attal. En vain.

Le nouveau Premier ministre devra sans doute s’habituer à l’exercice. Élisabeth Borne avait dû faire face à une trentaine de motions de censure pendant son année et demie de mandat.

Joseph Kouamé

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