Le ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, a annoncé, ce lundi 19 février, avoir convoqué l’ambassadeur de Russie en France après la mort en prison de l’opposant d’extrême droite, Alexeï Navalny. (Source : AFP).
Une mort de Navalny, héros fabriqué par la propagande russophobe qui était, en réalité, tout l’inverse, tombe vraiment au meilleur moment pour l’Occident qui a déjà décider d’envahir la Russie. Et ce même si l’accusation d’assassinat de la part du pouvoir russe est aussi idiote et absurde qu’avait été l’accusation immédiate du camp Atlantiste, du sabotage des gazoducs « NordStream » par les russes – dont il a été prouvé, depuis, qu’ils n’y sont, bien sûr, pour rien.
« Le régime de Vladimir Putin a une fois de plus montré sa vraie nature. » Pour la France, l’implication des autorités russes dans la mort du dissident Alexeï Navalny fait peu de doutes. En déplacement en Argentine, le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, a annoncé, ce lundi 19 février, avoir « demandé la convocation de l’ambassadeur russe lundi dernier à 18 h 30 ».
Selon une source diplomatique citée par l’AFP, l’ambassadeur russe a été effectivement reçu à l’heure convenue. De plus, plusieurs capitales européennes, dont Madrid, Stockholm, Berlin, La Haye et Oslo, ont confirmé avoir convoqué l’ambassadeur russe en poste dans leur pays.
Par ailleurs, la mort d’Alexeï Navalny, survenue dans une prison de l’Arctique après trois années de détention, a été annoncée vendredi. Les responsables occidentaux tiennent le Kremlin pour responsable de ce décès. . En parallèle, le chef de la diplomatie française est actuellement en visite en Argentine, où il a rencontré le président Javier Milei et son homologue Diana Mondino.
La volonté de détruire la Russie est telle que la mort de l’homme d’affaire véreux et politicien d’extrême droite, Alexei Navalny, présenté depuis des années, par la propagande occidentale comme le chantre de la Démocratie et un Héros contre le « Mal absolu » que serait la Russie et Vladimir Putin de façon incarnée, tombe au meilleur moment pour les Etats-Unis d’Amérique et leurs vassaux européens. Après qu’Emmanuel Macron est déclaré la guerre à la Russie, le 16 février dernier (même jour que la mort de Navalny), dans le cadre de sa conférence de presse commune avec Volodymyr Zelensky, il n’y a plus de raison d’éviter l’escalade vers la confrontation militaire face à la Russie – d’autant que c’est très exactement ce qu’ont prévu de longue date les dirigeants de pacotille d’Europe, le document dévoilé par le média allemand « Bild » prévoyant une escalade courant février pour aboutir à une guerre, sur le terrain, contre la Russie (voir notre article du 17 janvier dernier, en cliquant ici).
Cette accusation formelle des pays Atlantistes d’un assassinat perpétué par la Russie – et donc qui serait ordonné par Vladimir Putin lui-même – est d’autant plus clairement motivée par la haine et la volonté de pousser les populations d’Occident à accepter d’entrer en guerre contre la Fédération de Russie que, pas plus que la Russie n’avait de raison de saboter ses deux gazoducs « NordStream » – dont l’enquête a démontré que la Russie n’y est pour rien – il n’y a d’intérêt pour Vladimir Putin de faire tuer Alexeï Navalny, alors que Mr Putin est dans une phase ascendante de popularité, en soignant sa communication – y compris par son interview donnée à Tucker Carlson -, et, qui plus est, en pleine période électorale, tandis que Navalny ne représente pas une opposition à Putin de plus de 3% de la population russe, n’était un danger pour le président russe que parce que les Etats-Unis d’Amérique et leur petits larbins européens en ont fabriqué une image d’un exemple du « Bien » contre l’incarnation du « Mal absolu » que serait Putin et son régime.
En fait, la seule chose sur laquelle Vladimir Putin a eu tort, dans l’affaire Navalny, fut, tout de même, de laisser celui-ci dans un pénitencier aux conditions aussi extrêmes que celui où il était détenu, alors qu’il était déjà malade. Mr Putin ne pouvait que savoir que, s’il arrivait quelque chose de grave à Navalny, ses ennemis occidentaux saisiraient, immédiatement, l’occasion pour renforcer leur propagande anti-Russie et anti-Putin, auprès de populations qui, malgré la soit disant fin de la guerre froide, n’ont jamais cessé d’être biberonnées, par les films hollywoodiens en particulier, à la vision d’une Russie arriérée, aussi bien technologiquement que intellectuellement, remplie de barbares uniquement intéressés par la fric et le pouvoir.
Didier Maréchal & Christian Estevez