Un documentaire diffusé ce mercredi 6 mars au soir a présenté, pour la première fois, les enregistrements sonores captés dans l’océan lors des recherches effectuées en juin 2023 pour localiser « Titan », le sous-marin disparu près de l’épave du « Titanic ».
Le naufrage du sous-marin « Titan » avait captivé l’attention du monde pendant plusieurs jours. Parti explorer l’épave du célèbre bateau « Titanic » en juin 2023 avec cinq passagers à bord, le submersible a rapidement perdu tout contact avec l’équipage, donnant lieu à divers scénarii. Finalement, il a été établi que le sous-marin, n’étant pas conçu pour plonger à une telle profondeur, avait implosé dans l’océan Atlantique.
Des recherches considérables avaient été entreprises pour localiser l’équipage, composé du guide de l’expédition, Stockton Rush, et de quatre passagers, parmi lesquels figurait le Français Paul-Henri Nargeolet, éminent spécialiste du « Titanic ».
Au troisième jour des investigations, des « coups » ont été entendus dans les profondeurs, faisant renaître d’importants espoirs. « Des avions P-3 canadiens ont détecté des bruits sous l’eau dans la zone de recherches », avait alors annoncé le premier district des garde-côtes états-uniens, laissant penser, à tort, que les passagers étaient encore vivants.
Ces sons ont été dévoilés pour la première fois dans un documentaire diffusé ce mercredi 6 mars au soir, sur la chaîne nationale britannique « Channel 5″, « The Titan Sub Disaster : Minute by Minute », selon un article de » Forbes ».
L’enregistrement a été remis aux producteurs du documentaire par une équipe de l’armée de l’air canadienne qui a mené la mission de recherches. On peut entendre des claquements répétitifs (à la 37e seconde). L’armée révèle qu’elle les avait entendus dès le premier jour des recherches et de façon régulière.
Mais une découverte macabre a rapidement douché les espoirs. Le 22 juin, des débris du sous-marin étaient découverts au fond de l’océan Atlantique. Quant aux bruits entendus, un responsable de la marine états-unienne expliquera plus tard qu’il s’agissait probablement de l’activité de l’océan ou d’autres navires.
Maxime Kouadio