France : Jean-Marie Le Pen, 95 ans, placé sous le régime « de la protection juridique »

Le fondateur du Front National, rebaptisé aujourd’hui Rassemblement National (RN), est considérablement affaibli depuis un AVC subi il y a un an, en avril 2023, ce qui a conduit à sa mise sous « protection juridique », qui est une sorte de tutelle.

Jean-Marie Le Pen, 95 ans, a été placé sous le régime de la protection juridique, une forme de tutelle allégée. C’est son avocat, Me François Wagner, qui l’a confirmé ce mercredi 3 avril auprès de l’Agence France-Presse (AFP), confirmant les informations révélées par le média « RMC ».

En février 2024, le fondateur du Front National, désormais connu sous le nom de Rassemblement National (RN), a été placé sous tutelle. Suite à plusieurs signaux inquiétants sur sa santé au cours de l’année écoulée, ses trois filles, Marine, Marie-Caroline et Yann Le Pen, ont été désignées pour gérer ses affaires. Il avait subi un AVC en avril 2023.

Le procès dans l’affaire des assistants parlementaires européens est prévu pour septembre.

Cette actualité survient alors que l’ancien député européen est sous le coup d’une enquête judiciaire pour avoir orchestré de manière concertée et délibérée un système de détournement des fonds alloués par l’Union Européenne à chaque député pour rémunérer leurs assistants parlementaires. Une audience aura lieu au tribunal correctionnel de Paris le 3 juillet prochain afin de déterminer s’il sera en mesure d’assister au procès, programmé pour le 30 septembre de cette année.

« Monsieur Le Pen ne peut plus se déplacer et ses facultés sont considérablement altérées », avait indiqué au tribunal Me François Wagner, lors d’une audience préparatoire, rappelle l’AFP.

Jean-Marie Le Pen comparaît aux côtés d’une dizaine d’anciens eurodéputés du Rassemblement National (RN), ainsi que de douze de leurs assistants parlementaires et de quatre collaborateurs du parti. Parmi les prévenus figurent notamment Marine Le Pen, son ancien compagnon et actuel vice-président du RN, également maire de Perpignan, Louis Aliot, ainsi que le député et porte-parole du parti, Julien Odoul. Une absence de la part du cofondateur du parti risquerait de rendre encore plus complexe une affaire tentaculaire, dont l’enquête a débuté en mars 2015. Le Parlement européen, en tant que partie civile, avait évalué son préjudice à 6,8 millions d’euros pour les années 2009 à 2017.

Didier Maréchal

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