Huit individus nés entre 1985 et 2001 sont cités à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris. (Avec Cnews).
Huit personnes sont appelées à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris. Cette convocation fait suite à une enquête ouverte pour harcèlement aggravé à l’encontre du juriste en droit public et contributeur régulier sur CNEWS, Amine Elbahi. Les faits remontent à la diffusion, en janvier 2022, de l’émission « Zone Interdite » sur la chaîne de télévision française « M6 », qui portait sur l’islamisme et avait été tournée à Roubaix.
Les prévenus, résidant dans le Nord, en région parisienne, dans les Vosges et en Saône-et-Loire, seront jugés pour « harcèlement moral aggravé par deux circonstances », à savoir « l’utilisation d’un moyen de communication en ligne et une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à huit jours », selon les déclarations du parquet à l’époque.
Ils ont été appréhendés le 15 mars 2023 par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’Humanité et les crimes de haine (OCLCH), assistés par des policiers du Nord, de Gironde, de Saône-et-Loire, du Val-d’Oise, des Vosges et de la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) de la police judiciaire de Paris.
Ces individus ont «contribué soit à me menacer de mort et de me décapiter, soit à me cyberharceler. (…) À travers cette affaire, je veux préciser que tous les candidats aux menaces, aux chantages, aux pressions et aux intimidations sur les réseaux sociaux doivent savoir qu’ils seront punis, jugés et retrouvés», a déclaré Amine Elbahi, ce dimanche 21 avril, sur la chaîne française d’information « CNEWS ». «Il n’y a pas d’anonymat sur les réseaux sociaux. Tout le monde doit savoir que ces candidats pourront être retrouvés, pourront être jugés et pourront être sévèrement punis», a-t-il ajouté.
Dans le reportage de « M6 », Amine Elbahi avait mis en cause l’association «Ambitions et initiatives pour la réussite» en la soupçonnant de prêcher l’islam radical au lieu de dispenser des cours de soutien à Roubaix.
Quelques minutes après la diffusion du reportage, il avait reçu des messages d’insultes et des menaces de mort, son numéro de téléphone ayant été affiché sur les réseaux sociaux, tout comme celui de la présentatrice de l’émission Ophélie Meunier.
Didier Maréchal