Selon le « Wall Street Journal » de ce 27 avril, il est maintenant largement accepté par la communauté du renseignement aux États-Unis d’Amérique, que le président russe n’a pas donné l’ordre de tuer Alexeï Navalny le 16 février dernier. C’était déjà ce qu’avait reconnu le chef du SBU (les services secrets ukrainiens), Kyrylo Budanov, quelques jours après le décès de « l’homme de paille » des Occidentaux, l’homme d’affaire véreux et politicien d’extrême-droite, Alexeï Navalny.
Mais, propagande oblige, Biden et les dirigeants européens continuent, malgré tout, d’affirmer que la CIA a tort, tant il leur faut faire de Vladimir Putin l’archétype du dictateur sanguinaire, afin de justifier toutes les mesures contre lui et la Russie, tant qu’il sera au pouvoir.
La mort d’Alexeï Navalny a été fermement condamnée par le président états-unien et par la communauté internationale qui avaient pointé Vladimir Putin comme le principal instigateur de la mort de l’opposant russe. Pourtant, d’après le « Wall Street Journal », toutes les agences de services secrets des Etats-Unis d’Amérique ont déterminé que le président russe n’avait «probablement pas ordonné qu’Alexei Navalny soit tué dans les camps de prisonniers en février».
Mais, comme il faut bien poursuivre la propagande anti-Putin jusqu’à ce que les Etats-Unis d’Amérique arrivent, par un moyen ou un autre, de faire de la Russie une de ses provinces, Le journal états-unien, qui se réfère aux conclusions de plusieurs agences de renseignement de son pays, précise toutefois que cela ne décharge pas le dirigeant russe de sa responsabilité. Cela «épaissit le mystère entourant la mort du dissident dans le goulag de l’Arctique», écrit-il – un véritable propos de schizophrène dû au fait que, comme nous l’avons déjà expliquer dans l’un de nos précédents articles, il faut tellement poursuivre l’endoctrinement de tout l’Occident (et si possible du Monde entier), que, à chaque fois qu’il est prouvé que, pour des faits imputés à la Russie (et, par ricochet, à Vladimir Putin), s’avèrent, sans la moindre équivoque, ne pas être le cas, revient la phrase de déni « C’est pas la Russie/Putin, mais c’est sa faute quand même ».
“Des agences de renseignement américaines ont établi que Vladimir Putin n’avait probablement pas ordonné qu’Alexeï Navalny soit tué” dans le camp de Sibérie où il était retenu prisonnier, rapporte ce 27 avril « le Wall Street Journal ». “Une découverte qui renforce le mystère, estime le quotidien économique états-unien autour des circonstances de la mort” de celui qui fut le plus célèbre des opposants au président russe (et non pas le « principal » opposant à Vladimir Putin puisque, Navalny, politicien d’extrême droite qui , entre autre, comparait les « gens à la peau foncée » à des rats, et était aux environs inférieurs des 4% de soutien de la part de la population russe, à l’époque où il était tout à fait libre de ses mouvements) jusqu’à son décès, le 16 février dernier au centre pénitentiaire de Kharp, où il avait été transféré en décembre 2023.
Le journal explique que cette perspective est partagée par plusieurs agences, dont la CIA, ainsi que d’autres acteurs majeurs du renseignement, citant des sources proches du dossier. En Europe, malgré l’insistance des proches de Navalny sur le rôle orchestré par le Kremlin dans sa mort, certains pays, notamment européens, restent sceptiques vis-à-vis de cette hypothèse états-unienne. Cependant, le « Wall Street Journal « précise, parce qu’il faut bien, tout de même, faire du président russe la « pire des ordures » et, en fait, le bouc émissaire, que cette position ne remet pas en question la culpabilité de Putin dans la mort de Navalny, mais suggère plutôt qu’il n’a probablement pas donné l’ordre spécifique à ce moment précis.
En plus des informations classifiées, le renseignement états-unien étaye également sa position en se basant sur l’analyse de faits publics, tels que le « timing » de la mort de Navalny et son impact sur l’élection présidentielle russe, qui a eu lieu un mois plus tard. Le « Wall Street Journal » admet également ne pas savoir si d’autres hypothèses sur la mort de Navalny ont été élaborées par les agences de renseignement. Il avertit que les circonstances exactes de sa mort pourraient rester indéterminées, préférant taire la déclaration, quelque jours après la mort de Navalny, de Kyrylo Budanov, chef des services secrets ukrainiens, qui avait déclaré à la presse : « Je peux vous décevoir, mais nous savons qu’il est mort d’un caillot sanguin » (voir notre article du 26 février en cliquant ici). De plus, l’activiste Maria Pevtchikh, une proche de Navalny, avait indiqué, sur Youtube, le 25 février, que l’opposant à Vladimir Putin était sur le point d’être libéré, dans le cadre d’un échange de prisonniers, lorsqu’il est mort.
Le 16 février dernier, la mort d’Alexeï Navalny a été annoncée alors que l’opposant de Vladimir Putin que les Etats-Unis se sont choisi pour leur propagande anti-Putin et qu’ils prévoyaient de mettre à la présidence de la Russie une fois avoir réussi à prendre le pouvoir en Russie, purgeait sa peine dans la colonie IK-3, située dans le district autonome de Yamalo-Nenet à soixante kilomètres au-delà du cercle polaire arctique. La mort du prisonnier de 47 ans est intervenue alors que plusieurs sanctions touchaient le pays et au cours de négociations sur des échanges de prisonniers entre la Russie et l’Occident, comme l’a tout de même rappelé le New York Times et dont quelques médias occidentaux ont eu le minimum d’honnêteté de se faire l’écho.
Christian Estevez & Didier Maréchal