Cette semaine, les gagnantes de « Miss USA » et de « Miss Teen USA » en 2023 ont renoncé à leurs titres, invoquant des raisons de « santé mentale », suite à la démission d’une responsable du concours de beauté états-unien qui a dénoncé un environnement de travail « toxique ».
La controverse concernant d’éventuels mauvais traitements psychologiques et pressions exercées sur ces jeunes femmes, accompagnée de rumeurs d’omerta autour de ce concours créé en 1952 – sous le contrôle de Donald Trump jusqu’en 2015 – a commencé discrètement il y a une semaine sur les réseaux sociaux. Elle a pris de l’ampleur ce jeudi 9 mai, dans la presse états-unienne et internationale.
Les dernières lauréates des concours « Miss USA » et « Miss Teen USA » ont rendu leurs couronnes, respectivement lundi 6 et mercredi 8 mai, en invoquant des raisons de « santé mentale ». Leur démission fait suite à celle d’une dirigeante du concours de beauté états-unien, qui a dénoncé un environnement de travail « toxique » pour ces jeunes femmes.
Cette polémique a démarré le 3 mai dernier, lorsque Claudia Michelle, cheffe des réseaux sociaux de l’organisation « Miss USA », a annoncé son départ dans un message sur Instagram. Elle cite nommément Noelia Voigt, 24 ans, et UmaSofia Srivastava, 17 ans, respectivement désignées « Miss USA » et « Miss Teen USA » (un concours destiné aux jeunes filles de 14 à 19 ans) en septembre.
« J’ai eu le privilège de travailler étroitement avec Noelia [Voigt] et j’ai malheureusement constaté une atteinte à sa santé mentale depuis notre première rencontre », écrit Claudia Michelle, qui dit aussi avoir été « aux premières loges pour témoigner du manque de respect à l’égard d'[UmaSofia Srivastava] et de sa famille ».
La responsable des réseaux sociaux explique refuser de « garder le silence » et « désavouer la toxicité et l’intimidation sous toutes ses formes sur le lieu de travail », brocardant la manière « non professionnelle et inadéquate » dont « le management actuel parle des lauréates ».
Lundi 6 mai, Noelia Voigt a annoncé, sur Instagram, rendre son titre, en invoquant sa « santé mentale ». « Notre santé est notre richesse. (…) Donnez la priorité à votre santé mentale », a plaidé la jeune femme. Elle a été suivie, mercredi 8 mai, par sa benjamine, UmaSofia Srivastava, qui a expliqué, sur ce même réseau social, avoir « décidé de démissionner car [ses] valeurs personnelles ne correspondent plus pleinement à celles de la direction de l’organisation » Miss USA.
C’est aussi la première fois en sept décennies qu’une lauréate démissionne pour une raison autre qu’un couronnement au concours Miss Univers.
Maxime Kouadio