Cannes 2024 : Coppola accusé de « comportement inapproprié » sur le tournage de « Megalopolis »

Un article du «Guardian», publié ce mardi 14 mai, dénonce le comportement erratique du réalisateur états-Unien lors du tournage de son dernier film «Megalopolis», présenté à Cannes ce 17 mai.

« Megalopolis, » le premier film de Francis Ford Coppola en treize ans, sera présenté sur la Croisette ce jeudi. D’après « The Guardian, » certains membres de l’équipe accusent le réalisateur d’avoir embrassé des figurantes sans leur consentement.

Un article paru le mardi 14 mai dans le journal britannique « The Guardian » critique le réalisateur états-unien, Francis Ford Coppola, qui a remporté deux fois la Palme d’or au Festival de Cannes. Pour cette édition 2024, il présente son dernier film, « Megalopolis » – LE film attendu, non seulement pour l’édition 2024 du Festival du Film de Cannes, mais au niveau mondial, pour cette année 2024 -, dont la genèse a été tout sauf paisible, selon le quotidien britannique.

Coppola, âgé de 85 ans, décrit ce film comme « une épopée romaine transposée dans l’Amérique moderne », qui a vu le jour pendant le tournage d’ « Apocalypse Now » en 1979. Bien que certains acteurs, dont Adam Driver, aient exprimé une expérience positive, des sources citées par « The Guardian » affirment que sa réalisation a été presque aussi tumultueuse que celle d’ « Apocalypse Now », pour lequel il avait reçu la palme d’or de cannes il y a 45 ans. Son producteur réfute l’existence de toute plainte et affirme que le but était « d’installer une atmosphère » pendant une scène de boîte de nuit.

Dans un article de « The Guardian » consacré à la fabrication du tant attendu « Megalopolis » ce jeudi 16 mai à Cannes, des membres de l’équipe accusent le cinéaste de 85 ans de « comportement inapproprié » lors du tournage. « Il a attiré des femmes vers lui pour les asseoir sur ses genoux », affirme l’un d’entre eux. « Et durant une scène de bacchanale dans un night-club, il est venu sur le plateau et a tenté d’embrasser des figurantes qui étaient topless », prétextant vouloir « les mettre dans l’ambiance ».

Producteur de longue date de l’auteur de la tribologie culte « Le Parrain », Darren Demetre dément ces accusations et affirme que si l’octogénaire a bien embrassé des figurantes sur la joue de manière amicale, personne ne s’est plaint à l’époque. « C’était sa manière d’inspirer et d’établir une atmosphère de boite de nuit, essentielle au film. Je n’ai jamais été au courant de plaintes, de harcèlement ou de comportement douteux sur ce projet. »

Il ne s’agit pas des seuls reproches adressés au cinéaste, connu pour ses tournages tumultueux, comme celui d’ « Apocalypse Now », lauréat de la Palme d’or à Cannes en 1979. Des témoins critiquent ses méthodes de travail iconoclastes, voire dérangeantes, lors du tournage de « Megalopolis », une fresque de science-fiction qu’il a financée lui-même à hauteur de 150 millions de dollars en vendant une partie de son vignoble en Californie et dont Adam Driver, Shia LaBeouf et Giancarlo Esposito sont les têtes d’affiche.

« Il ne permettait pas à ses collaborateurs de mettre en place un plan, il restait souvent assis dans sa caravane pendant des heures, ne parlait à personne, fumait souvent de la marijuana. Et des heures et des heures s’écoulaient sans que rien ne soit filmé », affirme un témoin. « Ça peut sembler fou, mais il y a des moments où nous étions là à nous demander si ce type avait déjà fait un film avant », ajoute un autre. Attendu sur les marches ce jeudi soir, puis vendredi en conférence de presse, il aura peut-être l’occasion de donner sa version des faits.

Maxime Kouadio

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