Pour des raisons de sécurité, les 15 000 athlètes du village olympique ne pourront pas consommer de frites dans la grande cantine située dans la nef de la Cité du cinéma à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). En effet, les friteuses présentent des risques d’incendie.
On estime à 15 millions le nombre de spectateurs attendus pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, dont au moins 2 millions d’étrangers. Il sera essentiel de nourrir un maximum de visiteurs pour préserver la réputation gastronomique de la France. Cependant, au village olympique, les 15 000 athlètes ne pourront pas savourer les célèbres frites, comme l’a souligné le « New York Times » et relayé par « RMC Sport ».
Dans le grand réfectoire de plus de 200 mètres de long avec 3 500 places assises, les bâtonnets de pommes de terre frits ne seront pas au menu. Surnommé « le plus grand restaurant du monde », il sera géré par « Sodexo Live », la filiale événementielle de la société Sodexo. Au total, 6 000 personnes ont été embauchées pour préparer et servir quotidiennement 45 000 repas en continu pendant les Jeux. Stéphane Chicheri et Charles Guilloy, les deux chefs en charge, ont élaboré, pendant deux ans, une liste de 500 recettes variées validées par le Comité international olympique. Ces recettes seront proposées tout au long de la compétition, avec 40 plats principaux disponibles chaque jour, représentant une grande diversité culturelle et plus d’un tiers de repas végétariens. Les sportifs pourront notamment déguster des shawarmas végétariens, des patates douces épicées au zaatar, des falafels à la betterave ou encore des patatas bravas, qui se rapprocheront le plus des frites.
Bien qu’il n’y aura pas de vin pour les athlètes, le terroir français sera mis à l’honneur avec 80 % des ingrédients provenant de France, dont 25 % issus des régions proches de Paris. « Ne vous inquiétez pas, nous aurons des fromages français, de la blanquette de veau avec une sauce allégée, et bien sûr des baguettes », a rassuré Charles Guilloy.
Les deux restaurants français proposés n’auront toutefois pas certains classiques comme le steak tartare, la choucroute ou les frites. La raison ? Les « risques d’incendie liés aux friteuses », explique le chef. Soucieuse du bien-être animal et de l’environnement, la liste des recettes exclut également le foie gras et les avocats.
Les valeurs nutritionnelles et les allergènes seront précisés pour chaque plat. Pour respecter la législation, les couverts et assiettes jetables ne seront pas utilisés. Rappelons que l’objectif des organisateurs est de réduire de moitié l’empreinte carbone des Jeux olympiques de Tokyo ou de Londres.