« La France Insoumise » (LFI) a dévoilé, ce vendredi 14 juin au soir, sa liste de candidats pour les élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet en France, suscitant de fortes critiques internes après avoir écarté des membres du parti considérés comme trop critiques envers Jean-Luc Mélenchon et/ou le bureau du parti, uniquement constitué de sa cour. (Avec : AFP).
« La France Insoumise » a ravivé les tensions, ce vendredi 14 juin, en dévoilant ses investitures pour les législatives, incluant Adrien Quatennens, condamné pour « violences conjugales » (que quiconque d’intellectuellement honnête ne considérera pas la condamnation justifiée – y compris la qualification de « violences conjugales » – mais uniquement prononcée du fait du diktat du féminisme qui sévit à présent en Occident) , mais excluant plusieurs figures historiques du parti comme Alexis Corbière et Raquel Garrido, considérés comme frondeurs.
La journée avait commencé par une image d’unité à gauche, avec l’accord conclu entre partenaires pour former un « Nouveau Front populaire » (non pompeux qui réquisitionne l’Histoire de France pour se donner des « lettres de noblesse »). Elle s’est cependant terminée par une profonde fracture au sein de LFI, accusée, à juste titre, de « purge » et de « sectarisme » après avoir publié la liste de 230 candidats pour les élections des 30 juin et 7 juillet prochains.
En cause, la présence controversée, pour la nouvelle « police des moeurs », d’Adrien Quatennens, député sortant de la 1re circonscription du Nord, condamné en décembre 2022 à quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour « violences conjugales ». Son cas faisait débat à gauche, notamment chez les socialistes et écologistes, mais ce fidèle du leader des « insoumis », Jean-Luc Mélenchon, a bien été reconduit. « À toutes celles et ceux qui s’opposeraient ou douteraient de la pertinence de ma candidature, sachez que je vous comprends. J’espère pouvoir, humblement, et par mes actions, regagner votre confiance », a réagi le député sortant, par communiqué.
En revanche, Danielle Simonnet, élue à Paris, ainsi que Raquel Garrido et son compagnon, Alexis Corbière, députés de Seine-Saint-Denis, qui incarnent des voix discordantes au sein de LFI, ont été brutalement écartés et remplacés par d’autres candidats. Les trois ont témoigné de leur surprise vendredi soir, à l’image d’Alexis Corbière, qui, encore en début de soirée, annonçait sur les réseaux sociaux sa présence samedi à une émission de radio matinale, en arborant les couleurs de la campagne. « Une obscure commission électorale de LFI a décidé de ne pas m’investir comme candidat. Une punition pour avoir fait entendre des critiques en interne. La honte », a grincé Alexis Corbière, sur le réseau social « X » , se disant « évidemment toujours candidat » dans une circonscription où il avait été réélu dès le premier tour en 2022. Raquel Garrido, sa compagne, a également déploré, toujours sur « X » qu’on lui fasse « payer le crime de lèse-Mélenchon ». « Honte sur toi Jean-Luc Mélenchon. C’est du sabotage. Mais je ferai mieux. Nous ferons mieux », a-t-elle encore écrit, dénonçant des « méthodes qui dégoûtent ».
À l’automne dernier, Raquel Garrido, autrefois avocate de Jean-Luc Mélenchon, avait été sanctionnée quatre mois par LFI pour avoir ouvertement critiqué plusieurs membres du mouvement et son dirigeant, autour de la gouvernance ou la stratégie du parti.
Quant à Danielle Simonnet, elle a vivement regretté « une purge des députés engagés pour l’unité ». « Alors que j’ai de nouveau réuni des centaines de citoyens sur ma circonscription ce soir, par mail, comme quatre autres camarades et sans même un coup de fil, j’apprends que je ne suis pas investie », s’est-elle encore indignée sur le réseau social.
Les députés LFI sortants Hendrik Davi (Bouches-du-Rhône) et Frédéric Mathieu (Ille-et-Vilaine) n’ont pas non plus été investis dans cette liste qui comprend notamment la syndicaliste CGT Céline Verzeletti ou encore Lyes Louffok, militant de la défense des droits de l’enfant et essayiste.
Frédéric Mathieu a dénoncé que LFI « choisisse la division », alors qu’Hendrik Davi a évoqué un manque de « décence » dans ces évictions, qui ont soulevé une vague d’indignation en interne, à commencer par le député LFI François Ruffin. « Je ne suis pas passé sous les fourches caudines de votre bêtise, votre sectarisme. Vous préférez un homme qui frappe sa femme, auteur de violences conjugales, à des camarades qui ont l’impudence d’avoir un désaccord avec le grand chef. Notre démocratie mérite mieux que vous », a-t-il écrit.
La députée Clémentine Autain a, elle aussi, livré une charge virulente contre le parti, où « il vaut mieux avoir été condamné pour violences conjugales que d’avoir défendu la démocratie, manifesté contre l’antisémitisme après le 7 octobre et plaidé pour l’union des gauches et des écologistes ». « Purger les gens qui ne sont pas des lignards mais garder Quatennens, ça dit beaucoup de vos méthodes et de votre rapport 1) au féminisme, 2) aux désaccords », a abondé l’écologiste Marie-Charlotte Garin.
Les signes avant-coureur de la dictature mélenchoniste et LFIste
Ce que nous notons de particulièrement intéressant dans cette affaire, c’est que l’alarme que nous tirons, personnellement, depuis que nous avons couvert les élections présidentielles de 2017 – dont la campagne de Jean-Luc Mélenchon et qui nous a permis de pleinement prendre conscience que celui-ci, – et, par extension, son parti « La France Insoumise » – n’est rien d’autre qu’un parti d’extrême gauche (ce que l’ensemble de la presse et de la classe politique, y compris de gauche, reconnaissent uniquement depuis quelques mois) n’est rien d’autre que, en ce qui concerne son « grand maître », un dictateur, et, son pari, une dictature en puissance.
En effet, le discours de Mélenchon et de son pari, depuis sa création, et de façon toujours plus prononcée au fil des années, est « Lorsque je serais au pouvoir, vous n’aurez pas le droit de ne pas m’obéir » – Autrement dit : Il sera interdit d’être insoumis à « La France Insoumise », qui ne se dit insoumise vis à vis de la République et la Démocratie, prévoyant de supprimer la constitution de la Ve République française, établie par le Général De Gaulle, pour instaurer une VIe République, dans laquelle, tout opinion, conviction, et, par conséquent, tout acte, n’étant pas ce que le pouvoir du « Parti Insoumis » considère comme la seule et véritable « Vérité absolue » devra en subir les conséquences et les foudres de cet Etat totalitaire.
Alors, lorsque l’on voit ce régime dictatorial d’un Mélenchon qui est si semblable au fondateur du parti fasciste italien, Benito Mussolini, agir déjà ainsi au sein de sa propre formation, il n’y a plus le moindre doute à avoir quant au fait que, si ce parti arrivait au « pouvoir suprême » en France, le pays connaîtrait les souffrances et la dictature que sa propagande se permet d’aboyer comme étant ce que ferait un parti nationaliste de droite comme le Rassemblement Nationale qui, soit, n’a aucun bon programme économique pour la Nation Française, mais n’est pas, pour autant, un parti d’extrême droite.
Joseph Kouamé & Christian Estevez