En avril dernier, Sandrine Rousseau (EELV – parti écolo d’extrême-gauche) a souligné que l’épargne des Français pourrait contribuer à « reprendre la gestion » de la dette. Trois mois plus tard, cette déclaration a été largement diffusée sur les réseaux sociaux, suscitant notamment l’indignation de Marine Le Pen (Rassemblement National – Droite nationaliste).
Le 2 avril dernier, lors de l’émission « Ecorama » de la chaîne « Boursorama », Sandrine Rousseau – figure majeure du parti d’extrême-gauche écolo « EELV » et du féminisme fasciste – évoquait la dette de la France et l’épargne des Français. « La France est l’un des pays où il y a une épargne qui nous permettrait très bien de reprendre la main sur notre dette », explique la députée « écologiste » avant de répondre, du tac au tac, « absolument », à la question du journaliste à propos de la possibilité de « contraindre les épargnants ».
Trois mois plus tard, cette déclaration a été largement partagée sur les réseaux sociaux, notamment pendant les élections législatives anticipées qui se termineront ce dimanche 7 juillet avec le second tour de vote, et Marine Le Pen elle-même l’a relayée. Sur « X » (anciennement Twitter), la dirigeante du Rassemblement National a exprimé son indignation le mercredi 3 juillet. : « Les Français qui travaillent et ont économisé toute leur vie pour se constituer une petite épargne seront impitoyablement ponctionnés si la coalition d’extrême gauche et Jean-Luc Mélenchon arrivent au pouvoir dimanche prochain. » Sa publication a été aimé par plus de 13 000 internautes.
De la même façon, le compte « X » « Contribuables associés » a partagé un montage sur lequel on voit Sandrine Rousseau s’exclamer : « On ira piocher dans l’épargne des Français. » Une phrase qu’elle n’a pas prononcée durant cet entretien.
Interrogée, jeudi 4 juillet dernier par « franceinfo », l’élue éco-gauchiste indique vouloir suivre l’exemple japonais afin de « retrouver une souveraineté de la dette ». Ainsi, il faudrait inciter les Français à investir dans la dette sans utiliser leur épargne pour la rembourser, se justifie-t-elle. Il est déjà possible pour les particuliers d’acheter des emprunts émis par l’État.
Sur « X », Sandrine Rousseau a directement répondu à Marine Le Pen : «L’épargne placée à la banque pollue beaucoup Mme Le Pen. L’argent ne dort pas dans des coffres forts et les placements sont une source majeure de CO2. Orienter l’épargne (et non la confisquer) est indispensable. Une candidate à la Présidence de la république devrait savoir cela. » En effet, l’ONG « Oxfam France » alerte également sur l’impact des banques « près de huit fois » supérieur à l’ensemble de la France entière sur les émissions de gaz à effet de serre. Mais c’est, très franchement, aller trop loin la lutte contre le CO2 et, de plus, ce n’est pas ce qui importe, aussi bien pour sauver l’économie d’une Nation que pour permettre aux citoyens qui mettent de l’argent de côté de pouvoir en tirer un bénéfice.
Didier Maréchal & Christian Estevez