EUA : Robert Kennedy Jr., candidat indépendant à l’élection présidentielle, prévoit de se retirer de la course, et Trump se dit prêt à lui offrir un poste.

Selon « ABC News », les proches de Robert Kennedy Jr. avaient annoncé, plus tôt dans la journée, que le candidat, qui n’est soutenu ni par les républicains ni par les démocrates, s’adressera à la nation états-unienne ce vendredi. Parmi la foule, le candidat Donald Trump a exprimé son intention de lui proposer un poste.

Le candidat indépendant à la présidence des Etats-Unis d’Amérique de novembre prochain, Robert F. Kennedy Jr., envisage de se retirer de la course d’ici la fin de la semaine, ont rapporté, ce mercredi 21 août, les médias états-uniens, citant des sources anonymes. Ses proches ont précisé qu’il s’exprimera vendredi depuis l’Arizona.

Fils de Robert Kennedy, ancien ministre démocrate de la Justice et candidat à la présidentielle assassiné en 1968, et neveu de John F. Kennedy, président des États-Unis d’Amérique, également assassiné cinq ans plus tôt, Robert Kennedy Jr. est avocat en droit de l’environnement et connu pour diffuser des « théories complotistes » sur les vaccins depuis 2005, liant notamment l’autisme à un de leurs composants.

Ne bénéficiant d’aucun soutien républicain ou démocrate, Robert Kennedy Jr., septuagénaire, s’est vu interdire sa candidature dans l’État de New York au début du mois d’août en raison d’une fausse déclaration de résidence. L’héritier de la célèbre dynastie états-unienne, qui prévoit de faire appel de cette décision du tribunal d’Albany, avait déclaré résider dans une chambre louée 500 dollars par mois chez des amis à New York. Toutefois, la juge Christina Ryba a statué qu’il vivait en réalité avec son épouse en Californie. En conséquence, la commission électorale de New York ne pourra pas inclure son nom sur les bulletins de vote pour l’élection présidentielle du 5 novembre prochain, où il est candidat dans 19 des 50 États. Une subtilité constitutionnelle impose que les candidats à la présidence et à la vice-présidence ne résident pas dans le même État, sans quoi ils risquent de perdre des voix des grands électeurs. Or, Robert Kennedy Jr. et sa colistière, Nicole Shanahan, résident tous deux en Californie. Cette décision de justice, ainsi que la polémique qui en découle, pourrait bien avoir motivé le candidat indépendant à abandonner la course.

Proposition de Trump

Quelle pourrait être la composition de l’administration de Donald Trump si celui-ci l’emporte face à Kamala Harris en novembre et devient le prochain président des États-Unis d’Amérique? Après avoir évoqué l’idée de nommer Elon Musk à un poste de ministre ou de conseiller, le républicain a exprimé son intérêt pour accueillir Robert Kennedy Jr., figure emblématique des anti-vaccins aux EUA.

« Je l’apprécie beaucoup et je le respecte », a déclaré Donald Trump ce mardi 20 août à CNN. « C’est une personne brillante et très intelligente, que je connais depuis longtemps », a-t-il ajouté. « Je ne savais pas qu’il envisageait de se retirer. Mais s’il le fait, je serais certainement ouvert à l’idée de lui proposer un poste », a poursuivi Trump.

Ces déclarations font écho à celles de Nicole Shanahan, candidate à la vice-présidence sur le ticket de Robert Kennedy Jr. Dans un enregistrement audio en ligne, publié ce même mardi, elle a indiqué que l’équipe de « RFK Jr. » envisage de se retirer de la course à la Maison-Blanche pour soutenir Donald Trump, en raison de la montée en popularité de Kamala Harris dans les sondages depuis le retrait de Joe Biden. Donald Trump a affirmé qu’il « adorerait » bénéficier de ce soutien, car il a « toujours apprécié » Robert Kennedy Jr.

RFK Jr., âgé de 70 ans et neveu de l’ancien président, s’était présenté comme une alternative au duel entre Donald Trump et Joe Biden. Après avoir renoncé à participer aux primaires démocrates, il avait envisagé de rejoindre le Parti libertarien avant de se lancer comme candidat indépendant.

Cependant, cet avocat en droit de l’environnement, rejeté par une grande partie de la famille Kennedy, a peu de chances de l’emporter en novembre. Ses intentions de vote dans les sondages sont tombées en dessous de 10 % depuis que Joe Biden s’est retiré au profit de sa vice-présidente, Kamala Harris. Son retrait pourrait donc beaucoup jouer dans la balance en faveur de l’un ou l’autre des deux principaux candidats à la présidentielle, soit en apportant le pourcentage d’avantage à Trump pour repasser devant Kamala Harris, soit en augmentant l’avantage de celle-ci dans le cas d’un report vers le parti démocrate – dont il est initialement issu – de son électorat

Didier Maréchal & Christian Estevez

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