Venezuela : en pleine crise poste électoral, Nicolas Maduro avance les festivités de Noël de trois mois

Le président vénézuélien, comme à son habitude, a décidé d’avancer la date de début des festivités de noël alors que le pays est encore en proie à une crise post-électorale. Sa réélection est contestée par l’opposition, qui revendique la victoire.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro, dont la réélection est, en toute logique, contestée par l’opposition qui revendique la victoire, a avancé la date de lancement des festivités de Noël au 1er octobre prochain. «En votre hommage, en gratitude envers vous, je vais décréter un Noël anticipé le 1er octobre», a déclaré, ce lundi 2 septembre, Nicolas Maduro, lors de son émission télévisée, soit trois mois de festivités.

Auparavant, il avait dit célébrer la «paix» instaurée dans le pays après les «attaques criminelles» contre son gouvernement. «Noël commence le 1er octobre pour tout le monde. Noël est arrivé avec la paix, le bonheur et la sécurité», a-t-il déclaré.

Nicolas Maduro, fidèle à ses habitudes, a avancé, encore cette année, le début des festivités, comme il l’avait fait précédemment en lançant Noël dès octobre en 2019 et 2020, et en avançant les célébrations de Noël au 1er novembre l’année dernière. Cette annonce intervient alors que le pays est toujours en crise post-électorale.

Victoire présidentielle « validée« 

Le président « socialiste », dont la victoire a été confirmée par la Cour suprême qu’il tient déjà dans sa main, le 22 août, a été déclaré vainqueur avec 52 % des voix par le Conseil national électoral (CNE). Cependant, le CNE n’a pas publié les procès-verbaux des bureaux de vote, affirmant avoir subi un piratage informatique. Cette explication est jugée peu crédible par l’opposition et de nombreux observateurs, qui suspectent une tentative du pouvoir d’éviter la divulgation du décompte exact.

Selon l’opposition, qui a publié les procès-verbaux de ses propres observateurs, Edmundo Gonzalez Urrutia aurait obtenu plus de 60 % des voix. Ce même lundi 2 septembre, un mandat d’arrêt a été lancé contre lui dans le cadre d’enquêtes pour « désobéissance aux lois », « conspiration », «usurpation de fonctions » et « sabotage ». Une grande partie de la communauté internationale, y compris les États-Unis d’Amérique et l’Union Européenne, ne reconnaît pas la réélection de Nicolas Maduro, qui dirige le pays de façon dictatoriale depuis 2013.

Joseph Kouamé

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