La marathonienne ougandaise Rebecca Cheptegei est décédée ce jeudi septembre, moins d’un mois après sa participation au marathon des JO de Paris 2024. Elle a succombé à ses blessures après avoir été arrosée d’essence et brûlée vive par son compagnon sous les yeux de leurs enfants, dimanche dernier, au Kenya.
« Un acte lâche qui a conduit à la perte d’une grande athlète », a déclaré le président du comité olympique ougandais dans un message sur « X ». « Nous avons appris le triste décès de notre athlète olympique Rebecca Cheptegei à la suite d’une violente agression de son petit ami », a partagé sur « X », son avocat, Donald Rukare, présentant ses condoléances à la famille, ce jeudi 5 septembre.
La coureuse de fond, Rebecca Cheptegei, âgée de 33 ans, avait été hospitalisée au Kenya après avoir été brûlée vive par son compagnon, dimanche dernier.
L’athlète ougandaise, 44e du marathon des Jeux olympiques de Paris 2024 est décédée à la suite de ses blessures, a annoncé le président du comité olympique ougandais. « Que son âme repose en paix et nous condamnons fermement la violence contre les femmes », a-t-il ajouté, dénonçant « l’acte lâche et insensé (de son compagnon, NDLR) qui a conduit à la perte d’une grande athlète. Son héritage perdurera ».
L’athlète, mère de deux enfants, a été hospitalisée dimanche 1er septembre dans un « état critique » après avoir subi des brûlures sur 80 % de son corps, ont indiqué les médecins. Mercredi, l’AFP a révélé que son état s’était détérioré après avoir développé une infection bactérienne entraînant une septicémie.
Selon le rapport de police consulté par nos confrères, le suspect, identifié comme Dickson Ndiema Marangach, l’homme avec qui elle partageait sa vie, s’est introduit dans le domicile de l’athlète olympique vers 14 heures le dimanche 1er septembre, alors qu’elle était à l’église avec ses enfants. À leur retour, il l’a aspergée d’essence et l’a incendiée sous les yeux de ses deux filles, âgées de 9 et 11 ans. Le rapport précise également que le couple avait des « disputes familiales fréquentes », la dernière ayant eu une issue tragique.
Ce n’est pas la première fois qu’un compagnon d’une sportive est suspecté d’avoir tué sa partenaire au Kenya. En 2021, Agnès Tirop, double médaillée de bronze aux championnats du monde sur 10 000 m, a été retrouvée poignardée à mort à son domicile d’Iten. Son mari, toujours en procès, fait face à des accusations de meurtre, bien qu’il les conteste. En 2022, le corps de Damaris Mutua, une athlète d’origine kenyane, a été découvert à Iten, un site réputé pour l’entraînement des coureurs de fond sur les plateaux de la vallée du Rift.
Kevin Negalo