France – Destitution d’Emmanuel Macron : la procédure lancée par LFI ne sera pas débattue à l’Assemblée nationale

La proposition présentée par le groupe LFI ne sera pas soumise à l’examen des députés, suite à un vote de la Conférence des présidents de l’Assemblée. (Source : AFP)

La Conférence des présidents de l’Assemblée Nationale a rejeté, ce mardi 8 octobre, la demande d’inscrire la procédure de destitution d’Emmanuel Macron à l’ordre du jour du Palais-Bourbon.

La procédure de destitution visant Emmanuel Macron, initiée par le parti d’extrême gauche « La France insoumise » (LFI), ne sera finalement pas discutée à l’Assemblée Nationale française, selon des sources parlementaires rapportées, aujourd’hui, mardi 8 octobre, par l’AFP. La question a été débattue puis soumise à un vote lors de la Conférence des présidents de l’Assemblée Nationale ce matin. Selon Mathilde Panot, cheffe des députés LFI, seuls les groupes du « Nouveau Front Populaire » (NFP) ont voté en faveur de l’inscription à l’ordre du jour, tandis que le Rassemblement National, représenté par Marine Le Pen, s’est abstenu.

La résolution avait été déposée le 4 septembre dernier, jour de la nomination de Michel Barnier (Les Républicains – droite) comme Premier ministre, et avait reçu un premier accord du Bureau de l’Assemblée Nationale le 17 septembre. Cependant, la commission des Lois l’avait largement rejetée le 2 octobre, avec 54 des 69 députés présents votant contre. Seuls 15 députés, appartenant aux groupes LFI, communiste ou « écologiste », s’étaient prononcés en faveur de cette initiative.

« Marine Le Pen et les macronistes viennent de s’arranger pour empêcher le débat à l’Assemblée Nationale sur la destitution de Macron. Le RN est l’assurance vie de Macron », a déclaré sur « X », en réaction, le coordinateur de « la France insoumise » (LFI) Manuel Bompard. « C’est grâce au groupe du Rassemblement National qu’Emmanuel Macron n’aura pas à subir un débat dans l’hémicycle sur le comportement dangereux et erratique qu’il a en ne respectant pas le résultat des urnes», a pour sa part lancé, en conférence de presse, la présidente des députés insoumis Mathilde Panot – les deux ne faisant, comme à leur habitude, que dans le raccourci (donc, le mensonge par détournement de la réalité des faits).

« Macron refuse de se soumettre au vote du peuple, donc nous devons le démettre », avait justifié Mathilde Panot au moment de son dépôt. «L’Assemblée comme le Sénat peuvent et doivent défendre la démocratie contre la tentation autoritaire du président de la République, dont nous ne savons où elle s’arrêterait », avait-elle ajouté. Mais cette procédure n’avait quasi aucune chance d’aboutir. Les socialistes avaient en effet prévenu en amont qu’ils valideraient la procédure au Bureau de l’Assemblée Nationale, pour s’y opposer ensuite.

Didier Maréchal

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