Donald Trump a frappé fort en nommant Elon Musk à la tête d’un tout nouveau ministère dédié à l’« efficacité gouvernementale ». Cette initiative vise à rationaliser les processus et réduire les dépenses publiques. Parallèlement, le président états-unien a choisi la représentante républicaine Elise Stefanik pour le poste d’ambassadrice des États-Unis d’Amérique auprès des Nations Unies, renforçant ainsi sa stratégie de réformes ambitieuses. (Sources : AFP et Reuters)
Donald Trump a annoncé, ce lundi 11 novembre, avoir choisi la représentante républicaine Elise Stefanik pour occuper le poste d’ambassadrice des États-Unis d’Amérique auprès des Nations Unies. « Je suis honoré de nommer la présidente Elise Stefanik pour servir dans mon cabinet en tant qu’ambassadrice des États-Unis aux Nations Unies. Elise est une combattante de l’Amérique d’abord incroyablement forte, coriace et intelligente », a déclaré Donald Trump.
Elise Stefanik, représentante de l’État de New York et présidente de la Conférence républicaine de la Chambre des représentants, n’a pas pu être jointe dans l’immédiat pour un commentaire.
Donald Trump a déclaré, samedi 9 novembre, que l’ancienne candidate républicaine à la présidence, Nikki Haley, et l’ancien secrétaire d’État, Mike Pompeo, ne seraient pas invités à rejoindre son administration.
Nikki Haley fut ambassadrice des États-Unis d’Amérique auprès des Nations Unies sous la présidence de Donald Trump lors de son précédent mandat et a soutenu Donal Trump dans sa candidature à la présidence, bien qu’elle l’ait sévèrement critiqué lorsqu’elle s’est présentée contre lui lors des primaires du parti.
Elon Musk ministre
Le patron de « Tesla », « SpaceX » et du réseau social « X » a investi plus de 100 millions de dollars dans la campagne de réélection du républicain à la présidence des États-Unis d’Amérique.
Ce mardi 12 novembre, Donald Trump a révélé son projet de nommer Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, à la tête d’un ministère nouvellement créé de l’« efficacité gouvernementale », en partenariat avec l’homme d’affaires républicain Vivek Ramaswamy. «Ensemble, ces deux Américains formidables traceront le chemin pour mon administration afin de démanteler la bureaucratie gouvernementale, sabrer les régulations excessives, couper dans les dépenses inutiles, et restructurer les agences fédérales», a déclaré le président élu dans un communiqué, assurant que ces deux alliés de sa campagne allaient «envoyer des ondes de choc dans le système».
Il l’a même comparé au «Projet Manhattan de notre temps», du nom du programme de recherche et développement états-unien pendant la deuxième Guerre mondiale pour créer la bombe atomique. Cela fait des semaines que Donald Trump annonce que le patron de « Tesla », « SpaceX » et « X », qui a investi plus de 100 millions de dollars dans sa campagne, allait être chargé d’une mission sur l’efficacité du gouvernement fédéral. Si les trois richissimes hommes d’affaires s’entendent durablement, ils pourraient procéder à 2 000 milliards de dollars de coupes claires dans un budget du gouvernement fédéral de 6 500 à 7 000 milliards.
«J’ai hâte qu’Elon et Vivek fassent des changements dans la bureaucratie fédérale, avec une vision en matière d’efficacité et, en même temps, pour améliorer la vie des tous les Américains», a vanté Donald Trump. Il a donné à Musk et Ramaswamy jusqu’au 4 juillet 2026 pour que la première puissance mondiale se dote d’un «plus petit gouvernement» qui serait «un cadeau parfait à l’Amérique pour le 250e anniversaire de la Déclaration d’Indépendance» du 4 juillet 1776.
Un ministère nommé «DOGE»
En anglais, le nouveau ministère d’Elon Musk est intitulé «Department of Government Efficiency», soit l’acronyme «Doge». Or, «Doge» fait référence à une chienne japonaise de race shiba inu, du nom de Kabosu, mondialement connue sur Internet depuis 2010, grâce à une photo qui a inspiré une vague de blagues décalées et de «mèmes». La chienne est devenue l’emblème du dogecoin, une cryptomonnaie créée à l’origine pour plaisanter, mais dont Elon Musk s’est entichée en 2021. Après des années de «Dogemania», l’homme le plus riche du monde avait annoncé un projet spatial censé être entièrement financé en dogecoin: DOGE-1, un petit satellite que devait lancer sa firme « SpaceX ». Puis il avait déclaré que cette cryptomonnaie Dogecoin pourrait servir à acheter certains produits « Tesla », et en 2023 il a brièvement utilisé une icône du Doge comme logo de « Twitter », le réseau social qu’il a racheté et rebaptisé « X ».
Donald Trump, qui a opéré un retour extraordinaire en remportant très largement la présidentielle états-unienne contre la vice-présidente démocrate Kamala Harris il y a une semaine, avance au pas de charge pour nommer des fidèles à des postes clés.
Didier Maréchal
Photo-vitrine générée par intelligence artificielle