Guerre Russie-Ukraine : la Russie affirme que Kiev a frappé son territoire avec des missiles à longue portée états-uniens

Moscou a accusé l’Ukraine d’avoir lancé six missiles états-uniens ATACMS à longue portée sur un site militaire situé dans la région de Briansk. (Avec : AFP)

Washington a donné son feu vert à l’Ukraine pour mener des frappes sur le territoire russe à l’aide de missiles longue portée fournis par les États-Unis d’Amérique, marquant un tournant stratégique majeur à l’approche de l’entrée en fonction de Donald Trump qui, lui, prévoit de mettre fin à cette guerre, ce que ne veulent absolument pas Joe Biden, son administration, le parti démocrate et la quasi totalité des pays occidentaux, qui ne vivent que par la haine de la Russie qui les nourrit, autant idéologiquement que géopolitiquement – raisons pour lesquelles ils sont provoqué cette guerre.

Moscou a accusé l’Ukraine d’avoir tiré, dans la nuit de ce lundi à mardi 19 novembre, six missiles états-uniens ATACMS de longue portée contre un site militaire de la région frontalière russe de Briansk.

« À 03H25, l’ennemi a frappé un site de la région de Briansk » avec des « missiles tactiques ATACMS », selon un communiqué du ministère de la Défense, qui assure que cinq missiles ont été détruits et un autre a été endommagé par la défense anti-aérienne russe. « Ses fragments sont tombés sur la zone technique d’un site militaire dans la région de Briansk, provoquant un incendie qui a été rapidement maîtrisé », selon le ministère. Ces frappes n’ont pas fait de victimes.

Cette annonce survient peu après que le président russe, Vladimir Putin, a signé un décret élargissant les conditions d’usage de l’arme nucléaire, incluant notamment « le lancement de missiles balistiques contre la Russie » comme justification possible.

Parallèlement, le feu vert à l’utilisation de missiles états-uniens sur le territoire russe, réclamé de longue date par Kiev à ses alliés occidentaux, a été accordé dimanche 17 novembre par le président états-unien Joe Biden, selon un responsable qui a confirmé à l’AFP des informations relayées par les médias états-uniens.

En août, la Russie avait affirmé avoir détruit douze missiles ATACMS ciblant la Crimée annexée, péninsule ukrainienne que Moscou considère comme partie intégrante de son territoire- et ce d’autant plus que le référendum réalisé, en 2014 dans cette région, a donné le « oui » à l’intégration de la Crimée à la Fédération de Russie, à 92,7%, et qui a été confirmé, un an après, par une enquête d’opinion états-unienne auprès de la population, montant jusqu’à plus de 98% de la population criséenne favorable, y compris la partie ukrainienne de la population.

Didier Maréchal & Christian Estevez

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