Les Bahamas refusent la proposition de Trump d’accueillir des immigrants expulsés

L’archipel des Bahamas a annoncé, jeudi 5 décembre, avoir rejeté une proposition des États-Unis D’Amérique, sous Donald Trump, d’accueillir des immigrants expulsés d’autres pays. Trump, qui avait promis de prendre des mesures drastiques contre l’immigration illégale, avait suggéré que certains pays, même si les immigrants n’en sont pas originaires, accueillent ces personnes. Parmi ces pays figurent les Bahamas, le Panama, la Grenade et les Îles Turks et Caïques, dans les Caraïbes. (Avec : AFP).

Les Bahamas, ainsi que le Panama et les îles Turks et Caïcos, ont exprimé leur réticence à accueillir des immigrants clandestins arrivés sur le sol états-Unien,. “Cette proposition a été soumise au gouvernement des Bahamas, mais le Premier ministre l’a soigneusement étudiée et fermement rejetée”, a déclaré l’exécutif bahaméen, ajoutant que le pays n’avait pas les ressources nécessaires pour répondre à une telle demande. Le Premier ministre Philip Davis a souligné que depuis ce refus, aucune nouvelle discussion n’a eu lieu avec l’équipe de transition de Donald Trump ou toute autre entité à ce sujet.

De son côté, le ministère panaméen des Affaires étrangères a précisé n’avoir reçu aucune proposition en ce sens, mais a souligné qu’il n’avait aucune obligation, selon le droit international, d’accueillir des expulsés n’ayant pas la nationalité panaméenne.

Arlington Musgrove, ministre de l’Immigration des îles Turks et Caïcos, a exprimé son opposition à ce type de politique, qualifiant de “fondamentalement en contradiction avec les normes internationales” l’imposition unilatérale de telles mesures. “Les Turks et Caïques ne participeront à aucun programme visant à déplacer de force des individus”, a-t-il insisté.

La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a quant à elle exprimé, ce même jeudi, le souhait que la future administration Trump maintienne l’accord en vertu duquel les États-Unis d’Amérique expulsent directement les immigrés non mexicains en situation irrégulière vers leurs pays d’origine, via le Mexique.

Bien que Donald Trump ait promis une expulsion massive d’immigrants en situation irrégulière, il n’est pas encore clair si ce projet inclura une compensation pour les pays tiers ou quel statut seraient attribués aux migrants expulsés.

L’idée d’expulser des immigrants vers des pays tiers n’est pas nouvelle. Le Royaume-Uni, sous les conservateurs, avait envisagé un plan similaire avec le Rwanda, et l’Australie avait signé un accord avec le Cambodge pour accueillir des réfugiés. Plus récemment, l’Italie a envisagé de créer des centres de rétention en Albanie, bien que cette mesure soit actuellement bloquée par les tribunaux.

Joseph Kouamé

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