« Charlie Hebdo » (France) : 78 % des musulmans interrogés estiment que la caricature de Mohammed n’aurait pas dû être publiée

Dix-huit ans après sa parution, la célèbre caricature de Mohamed, prophète des musulmans, signée Cabu, publiée en Une de « Charlie Hebdo » le 8 février 2006, 78% des musulmans de France interrogés considèrent qu’elle n’aurait pas dû être publiée.

Un sondage réalisé par la Fondation Jean-Jaurès révèle que 78 % des musulmans français interrogés considèrent que ce dessin n’aurait pas dû voir le jour, mettant en lumière les divergences d’opinion sur cette œuvre devenue emblématique de la liberté d’expression.

Un dessin toujours controversé

La caricature, qui montre Mohammed, le prophète des musulmans, rouge de colère, se cachant le visage et déclarant : « C’est dur d’être aimé par des cons », avait pour objectif de dénoncer l’extrémisme islamique dans un contexte tendu. En effet, la publication suivait la diffusion des caricatures danoises de Mohammed en 2005, qui avaient provoqué des manifestations violentes à travers le monde, et l’assassinat du cinéaste Theo Van Gogh par un islamiste.

Si l’intention pacifiste et anti-intégriste de Cabu est claire pour beaucoup, le sondage montre que le dessin reste perçu différemment selon les sensibilités. Parmi les Français interrogés, 22 % jugent toujours la caricature « raciste » et 24 % la trouvent « choquante ».

Des perceptions divergentes selon les groupes

Les musulmans interrogés sont 40 % à estimer que la caricature vise directement leur « communauté religieuse », un sentiment qui alimente le rejet exprimé par 78 % d’entre eux. Les jeunes de 18 à 24 ans, toutes confessions confondues, semblent également plus critiques envers l’œuvre – alors que, en réalité, ils sont justes endocrines à l’école qui, en France, sert d’usine à propagande (islamo)-gauchiste woke depuis trente ans, puisque 38 % d’entre eux la jugent raciste (le gauchisme ayant très largement détourné le sens réel du racisme pour la « cuisiner façon woke »).

À l’inverse, une majorité de Français considèrent le dessin sous un angle positif : 63 % le qualifient d’« intelligent », 53 % le trouvent « drôle », et 60 % estiment qu’il mériterait une place dans un musée consacré à la liberté d’expression. Des différences qui prouvent, une fois de plus, que l’islam n’a absolument rien à voir avec la culture française qui a su faire, depuis cent ans et quelques jours, de la Laïcité, non seulement une loi, mais un état d’esprit éclairé car permettant à chacun de croire mais pas d’imposer ses croyances religieuses « spirituelles » à la société, garantissant, ainsi, au moins, une plus grande part à la Démocratie (aucun pays au monde ne pratiquant, réellement, la Démocratie, de toute façon).

Pour notre part, nous n’avons jamais aimé ce dessin car il est, dans son essence, purement politiquement correct, montrant un Mohammed opposé à la violence au nom de l’islam, lui qui participa à quantité de razzias, tuant, violant et pillant lui-même, et ordonnant, au nom d’un dieu, d’exterminer tous les non musulmans. Mais, il n’y a rien d’étonnant, dans la nature politiquement correct de gauche du dessin qui fit la une de « Charlie Hebdo » puisque cela a toujours correspondu à l’idéologie du média qui s’est retrouvé, malgré lui, honni des fanatiques d’extrême-gauche. Ce résultat montre juste à quel point la « pensée de gauche », qui fut toujours imbue de sa « personne » à se considérer comme LA norme du Bien, du Vrai et du Bien, alors que ce n’est qu’une opinion parmi d’autres, se radicalise toujours plus, comptant, à présent, largement plus de ces fascistes du gauchisme que, déjà en 1920, Lénine lui-même, dans le traité politique qu’il y consacrait, de « maladie infantile du communisme ».

Didier Maréchal & Christian Estevez

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