Disney est à nouveau dans la ligne de mire de la justice, cette fois-ci pour une accusation de violation de droits d’auteur liée aux films Vaiana (2016) et Vaiana 2 (2024).
Le scénariste et animateur Buck Woodall a déposé une nouvelle plainte, affirmant que les deux films s’inspirent de son propre projet développé au début des années 2000, intitulé Bucky.
Dans cette plainte, Woodall affirme avoir créé Bucky entre 2003 et 2008 pour le compte de Jenny Marchick et de sa société Mandeville Films, laquelle avait un contrat de premier regard avec Disney à l’époque. L’histoire de Bucky tourne autour d’un adolescent polynésien qui, contre l’avis de ses parents, entreprend un voyage périlleux et rencontre des demi-dieux et des personnages inspirés de la culture polynésienne. Il déclare également que des éléments importants de Vaiana, comme les personnages secondaires du poulet et du cochon, ainsi que la mission visant à briser une malédiction et l’existence d’une porte océanique, se retrouvent également dans son propre projet.
Buck Woodall exige une compensation de 10 milliards de dollars ou, à défaut, 2,5 % des revenus générés par Vaiana et sa suite. Il estime que les deux films empruntent des éléments qu’il a développés pour Bucky.
Cette plainte n’est pas la première que Buck Woodall porte contre Disney. En novembre dernier, un juge avait rejeté une plainte similaire, arguant que le scénariste avait déposé sa plainte trop tardivement. Disney a toujours nié toute accusation de plagiat, soulignant que le développement de Vaiana et de sa suite s’est fait en interne, sans aucune inspiration de Bucky. Ron Clements, le coréalisateur de Vaiana, a également affirmé ne connaître l’existence de Bucky qu’au moment de la première plainte.
Lors du premier procès, Disney avait présenté des documents tels que des ébauches de scénarios et des notes de recherche pour prouver que son travail était original. Cependant, ces éléments n’avaient pas convaincu Buck Woodall, qui estime toujours qu’il existe des similitudes frappantes entre les deux projets.
La sortie de Vaiana 2 en 2024 a donné à Woodall l’occasion de relancer sa procédure. Selon le juge qui a rejeté sa première plainte, des similitudes notables existaient entre les deux œuvres, et cette nouvelle plainte pourrait permettre à Woodall de défendre sa position devant la justice.