Le drame survenu le 24 décembre 2024 à l’hôpital général de Port-au-Prince continue de susciter l’indignation et des appels à la justice. Les avocats Ernest Marion et Ismond Jérôme, représentant Justin Jocelyn, un journaliste grièvement blessé lors de l’attaque, ont demandé au parquet de Port-au-Prince d’ouvrir une action publique contre l’ancien ministre de la Santé, Duckenson L. Blema.
Un événement tragique sous haute tension
Ce jour-là, Duckenson L. Blema avait organisé un événement à l’hôpital général, promettant sa réouverture comme un « cadeau de Noël » pour la population haïtienne. Plusieurs journalistes avaient été invités à couvrir cet événement symbolique. Cependant, la célébration a viré au cauchemar lorsqu’un groupe armé, issu du dangereux quartier de Village de Dieu, a pris d’assaut les lieux.
L’attaque a entraîné la mort de plusieurs journalistes et policiers et a fait de nombreux blessés, parmi lesquels Justin Jocelyn. Ce drame a mis en lumière les graves insuffisances en matière de sécurité dans le pays, particulièrement lors d’événements officiels dans des zones considérées à haut risque.
Des accusations contre l’ancien ministre
Les avocats de Justin Jocelyn estiment que l’ancien ministre de la Santé porte une responsabilité directe dans cette tragédie. Selon eux, l’événement n’a pas bénéficié des mesures de sécurité nécessaires pour protéger les participants, en dépit des risques connus liés à la région.
« Il est inconcevable que des journalistes et des citoyens aient été exposés à un tel danger sans une planification sécuritaire adéquate », ont déclaré Maîtres Marion et Jérôme. Ils appellent à des poursuites judiciaires contre Duckenson L. Blema, afin qu’il réponde de cette négligence présumée.
Exigences pour les victimes
Les avocats demandent également que les autorités prennent en charge les journalistes blessés et les familles des victimes. Ils insistent sur la nécessité de garantir justice et réparation pour les vies perdues et les souffrances infligées.
Un appel à des mesures concrètes
Au-delà de la recherche de justice, cet événement relance le débat sur l’organisation d’activités officielles dans des zones contrôlées par des groupes armés. Les avocats de Justin Jocelyn exhortent les autorités à tirer des leçons de ce drame et à mettre en place des mesures pour protéger les citoyens et les professionnels des médias.
Le parquet de Port-au-Prince n’a pas encore réagi officiellement à cet appel, mais la pression pour que les responsables rendent des comptes ne cesse de croître. Ce drame, survenu en pleine période festive, reste un rappel poignant de l’insécurité qui continue de ravager Haïti.
Joseph Kouamé